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Triomphe de l'ESS, désillusions de l'USMA, violence dans les stades, erreurs arbitrales



Triomphe de l'ESS, désillusions de l'USMA, violence dans les stades, erreurs arbitrales
Plus que les exploits ou les déceptions sportifs dans le style 'tops et flops', cette saison 2011-2012 a, surtout, été marquée par de monumentales erreurs arbitrales comme probablement jamais par le passé. Et lorsque ces bourdes sont commises par les deux (supposés) meilleurs sifflets algériens du moment, Djamel Haïmoudi et Mohamed Benouza, en direct sur le petit écran à l'occasion de rencontres décisives et déterminantes, il y a vraiment de quoi se poser des questions.
Des tas de questions qui pourraient également faire avancer le débat sur un (autre) fléau qui a obscurément noirci le tableau, l'insupportable violence dans les stades. Les événements de Saïda, ceux du 5-Juillet et tous les autres débordements autour des enceintes sportives où du sang a coulé, une vie (celle du jeune Belaïd Mohamed) a été brisée et stoppée net par un élan destructeur et en rien rassurant ont, ainsi, endeuillé un exercice qui devait réconcilier les amateurs de sport et du beau jeu au lieu de réveiller les démons et de parsemer les haines.
Du tragique, du dramatique et de l'émotion que même le double exploit de l'ESS n'a pu effacer de la mémoire collective qui aimerait désormais tant se souvenir de cette saison comme celle de la rupture et la dernière d'une ère jalonnée de scandales.
La saison 2011-2012 a été également et surtout marquée par les accusations graves de marchandage de matchs. Des équipes ont été jusqu'à congédier certains de leurs joueurs accusés d'avoir levé le pied. Tout cela, sans que la Fédération et la Ligue nationale bougent le petit doigt pour enclencher des enquêtes à même de faire toute la lumière sur ces sombres affaires.
La saison footballistique 2011-2012 a consacré la régularité et la supériorité d'une Entente de Sétif toujours boulimique en matière de lauriers et de consécrations, sanctionné les prétentions démesurées et inintelligemment calculées d'une USM Alger victime finalement de sa (mauvaise) politique de la surenchère financière et puni la médiocrité du trio ASK-NAHD-MCS, condamnés à refaire leurs gammes à l'étage du dessous. Cette saison a, également, châtié une JS Kabylie aux antipodes de ses traditions séculaires de conquête et fortement secoué un Mouloudia d'Alger toujours otage des divergences de ses semblants de dirigeants et un Mouloudia d'Oran qui faillit payer, de sa pérennité parmi l'élite, les errances de ses actionnaires irresponsables.
Pour avoir décidé d'une rupture définitive avec la politique du vedettariat, de l'endettement et de l'argent jeté par les fenêtres, l'ESS a cueilli rapidement les fruits de ses semences estivales et des énormes sacrifices consentis par son patron tout-terrain, Hassan Hammar.
Fini ce recrutement à tout-va et ces dépenses pour rien. Basant énormément sur de jeunes méconnus mais assoiffés de prestige et de reconnaissance tels les Belkhodja, Djahnit, Nadji, Tiouli, Karaoui, Meguenni et Bentaleb, encadrés par des tauliers grandement expérimentés et formant une colonne vertébrale très solide comme Farouk Belkaïd, Smaïl Diss, Mourad Delhoum et Mohamed-Amine Aoudia et mené par un maître à jouer au génie grandissant nommé Abdelmoumène Djabou, l'Aigle Noir a survolé les débats et les deux compétitions majeures du football algérien, remportant un doublé historique qui restera, pour l'éternité, dans les annales. Mais la clé de voûte du double succès sétifien est bel et bien son entraîneur et patron technique, le Suisse Alain Geiger.
Plus que cette demi-finale de Champions League africaine à laquelle il avait mené la JS Kabylie, ce qu'a réussi Geiger avec l'Entente de Sétif cette saison confirme, si besoin l'était encore, ses grandes capacités managériales, son audace tactique et sa science du beau jeu. épaulé par un Kheireddine Madoui toujours aussi précieux dans son rôle de trait d'union entre le terrain, ses joueurs, leurs caprices, leurs soucis et l'administration, Geiger a surtout débarrassé l'ESS de sa dépendance des 'pointures' nationales et confirmé que la force et la régularité collectives valent, en football, beaucoup plus que des éclairs ou des coups d'éclat individuels.
à l'USMA, où l'argent de Ali Haddad n'a pas forcément fait le bonheur de ses supporters ni le génie de ses joueurs, l'exemple sétifien est, plus que jamais, à méditer.
Déchue de son titre, en raison, entre autres, de sa participation à l'exigeante Champions League bouffeuse d'énergie, l'ASO Chlef n'a pas pour autant raté sa saison, puisqu'elle est déjà assurée de faire partie des huit meilleures équipes africaines de l'année. Et plus si affinités, en attendant d'être peut-être imitée la saison prochaine par une JSM Béjaïa vice-championne d'Algérie et de nouveau placée mais pas sacrée.
R. B.


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