
Colère - Les étudiants appellent les responsables du secteur à prendre les mesures idoines pour assurer leur sécurité et leur quiétude.En dépit des multiples engagements des responsables du secteur de l'enseignement supérieur de réunir toutes les conditions requises pour que les étudiants puissent effectuer leur cursus dans la sérénité, les désagréments persistent. Le milieu universitaire est, en effet, «envahi» par des personnes n'ayant aucun lien, ni de près ni de loin, avec le secteur et qui continuent de tirer profit de la «générosité» de l'Etat en termes de transport, de restauration et d'hébergement.Les étudiants sont, souvent, contraints de côtoyer ces «étrangers», de faire la queue avec eux au niveau des restos et d'être bousculés par ces derniers pour monter à bord des bus réservés, théoriquement, au transport universitaire. L'accès de ces «extras» à ce qui est communément appelé franchise universitaire, devient de plus en plus inquiétant et prend l'allure d'un phénomène qui tend à se généraliser pour cause d'absence d'application de mesures de vérification et de sécurité par les responsables concernés.«On a l'impression d'être dans un marché public et non pas dans une université ! A l'heure du déjeuner, le nombre de personnes étrangères au secteur de l'enseignement supérieur qui font la queue, dépasse tout entendement. On est souvent bousculé, voire malmené par ces gens qui accèdent, en toute impunité, à ce lieu sacré du savoir. Les étudiants sont livrés à eux-mêmes face à ces vautours !», rouspètent des étudiants rencontrés à l'université de Bouzaréah (Alger). «Ces extras parviennent même à accéder à la bibliothèque et aux amphithéâtres ! A quand la fin de ce laxisme et ce silence des responsables ' Attendent-ils que l'irréparable soit commis pour intervenir '», s'interrogent nos interlocuteurs, sur un ton de colère.Au niveau des cités universitaires, la situation est devenue intenable et les résidents tirent la sonnette d'alarme. «A Bab Ezzouar, Ben Aknoun, Sidi Abdellah ou El-Harrach, toutes les cités universitaires sont infestées d'intrus qui prennent place dans les chambres et partagent tout avec les étudiants. Ces personnes sont souvent à l'origine de vols ou d'agressions contre les étudiants, sans que les agents de sécurité daignent leur interdire l'accès ! Où est la franchise universitaire dans tout cela '», déplorent d'autres étudiants.Ces personnes étrangères au secteur de l'enseignement supérieur bénéficient, de façon illégale évidemment, des facilités accordées aux étudiants.Bien plus, elles portent atteinte à la sérénité dans le milieu universitaire. «Il nous est impossible de nous concentrer sur nos études dans ces conditions. Nous avons besoin de sérénité, de paix et de tranquillité.Il est plus que jamais temps de rendre à l'université le statut qui lui sied», insistent ces étudiants qui ne savent plus à quel saint se vouer pour se débarrasser de ces «virus», qui leur empoisonnent la vie.Des doléances, on ne peut plus légitimes, que les responsables du secteur doivent prendre en charge, d'autant plus qu'il s'agit, là, de l'avenir de jeunes en quête du savoir.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Anis Hani
Source : www.infosoir.com