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Transport maritime de marchandises



Transport maritime de marchandises
L'Algérie n'a pas atteint les objectifs fixés pour l'année 2015 et les armateurs nationaux assurent toujours et uniquement la faible part de 3% du marché de transport maritime de marchandises. Quatre milliards de dollars profitent aux compagnies étrangères et les échéances pour le renforcement de la flotte nationale ont été encore repoussées plus loin.En janvier 2015, Amar Ghoul, alors ministre des Transports, réceptionnait en grande pompe, au port d'Alger, le "MV Gouraya", un nouveau cargo polyvalent de 10 000 tonnes pour le transport des marchandises. Avec cette acquisition qui s'ajoutait aux quatre autres cargos mis en exploitation en 2014, le ministre promettait de "renforcergrandement la position très faible de l'Algérie sur le marché de transport maritime de marchandises".À cette époque, le marché était encore dominé à hauteur de 97% par les compagnies étrangères. Amar Ghoul avait alors précisé que "la réception et la mise en exploitation de la totalité des 25 navires programmés, avant fin 2016, permettra à notre pavillon national d'effectuer un bond qualitatif dans le domaine". Pour la réalisation de ce programme, les pouvoirs publics avaient consacré "une enveloppe de 170 milliards de dinars, dont 120 milliards pour l'acquisition des navires", selon le même responsable. Des acquisitions qui devaient permettre à la Cnan Med de "transporter 110 055 tonnes en 2015, sur un volume total prévu de 249 590 tonnes, soit une évolution de 6,5% par rapport à 2014".L'agence de presse officielle avait même expliqué que "le plan vise principalement à augmenter la part des armateurs nationaux à 25% du marché algérien de transport maritime de marchandises hors hydrocarbures à l'horizon 2020, par l'utilisation d'une flotte adaptée". Hier, dimanche 21 février 2016, soit une année après, Mustapha Nassi, conseiller de l'actuel ministre des Transports, Boudjema Talaï, passait à l'émission de l'invité de la rédaction de la radio Chaîne III, pour annoncer que la flotte algérienne assure toujours et uniquement 3% du marché national de transport de marchandises. Les objectifs arrêtés par le département des Transports, soit une évolution de 6,5% par rapport à 2014, n'ont donc pas été atteints en 2015. Mieux encore, Mustapha Nassi a fait savoir que la réception de la totalité des navires n'interviendra pas fin 2016, tel que préalablement annoncé, mais "à l'horizon... 2018-2020". C'est donc au moment où la part des armateurs nationaux est supposée atteindre les 25% du marché algérien de transport maritime de marchandises, que la commande des navires sera finalement réceptionnée.En clair, des échéances repoussées encore plus loin, des objectifs non atteints et un manque à gagner qui s'installe dans la durée. En attendant, et c'est le conseiller du ministre des Transports qui l'affirme : "Quatre milliards de dollars du marché algérien profitent aux armateurs étrangers". Une coquette somme qui pouvait venir à la rescousse de la crise financière que connaît le pays.Mehdi MEHENNI


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