Alger - Revue de Presse

Transparence



Un rapport du ministère du Commerce vient de faire état d?une saisie de 92 containers de pièces de rechange contrefaites, dont la plus grande quantité a transité par le port d?Alger. Ce dernier constitue avec le port d?Oran, révèle le même rapport, « le passage numéro un pour ce type de marchandises ». Pourtant si l?on se fie aux arguments de la Coordination nationale des syndicats des ports d?Algérie (CNSPA), le port d?Alger passe pour l?un des ports les plus clean du pays. C?est du moins l?une des raisons mises en avant par le syndicat pour rejeter les négociations en cours avec le groupe émirati Dubai Ports World pour la gestion du terminal à containers du port d?Alger. Traitant environ 70% du mouvement de containers sur tout le territoire national, le port d?Alger étouffe. La concentration des trafics sur ce port et les différents problèmes liés au manque d?équipements dont souffre l?Entreprise portuaire d?Alger (EPAL), chargée de gérer cette structure, se sont répercutés négativement sur l?ensemble des activités portuaires. Plusieurs opérateurs se plaignent aujourd?hui de la lenteur excessive qui entrave le bon déroulement des opérations de chargement et de déchargement des marchandises. Leurs marchandises importées et acheminées par des navires à des coûts dispendieux traînent dans l?enceinte portuaire des semaines durant et subissent souvent des dommages en raison des vols fréquents enregistrés quotidiennement dans les différentes zones portuaires. En dépit de tous ces problèmes, les structures portuaires, estime le syndicat, « peuvent être gérées par des potentialités algériennes afin d?éviter l?épuisement des ressources nationales » ! Loin de douter des capacités algériennes en matière de gestion, le syndicat semble oublier que, jusque-là, le port d?Alger a été toujours géré par des Algériens sans pour autant que la situation s?améliore. Dans un pays comme l?Algérie, l?acte de gestion n?a jamais été une question de volonté de bien gérer ou de bien faire. Le syndicat du port d?Alger le sait très bien. Refuser, sans raisons valables, un partenaire étranger, qui plus est de la trempe de DP World, numéro 2 mondial dans la gestion des enceintes portuaires et possédant 29 terminaux à conteneurs dans 18 pays, ne va pas sans susciter quelques soupçons, car, sinon veut-on rejeter le partenariat proposé par le groupe émirati Dubai Ports World dans la mesure où il est censé participer à l?instauration d?une véritable transparence dans la gestion des affaires. La transparence peut-elle être nuisible aux intérêts des travailleurs ?
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