La présidente du Croissant-Rouge Algérien (CRA), Mme Saïda Benhabyles, est allée au fond des choses pour parler du drame humanitaire lié à la persistance du phénomène des migrations qui amène de nombreux jeunes du continent africain, désespérés, confrontés aux conflits, à la pauvreté et à la malvie, à quitter leur pays et qui a, souligne-t-elle, de quoi inquiéter sérieusement.Dans son entretien accordé, hier matin, à la Chaîne III de la Radio algérienne dont elle était l'invitée de la rédaction.?Elle cite l'actuel secrétaire général des Nations unies alors qu'il était Haut-commissaire aux réfugiés lors d'une réunion à Genève où elle était présente, qui a déclaré que depuis la 2ème Guerre mondiale, on n'a pas connu un drame humanitaire de cette ampleur. Avant de s'attaquer à ce problème, dit-elle, il faudrait au préalable en cerner les origines. Elle interroge : qui est responsable de ce drame humanitaire ' Ce n'est pas un secret d'Etat, répond-elle, tout le monde sait que c'est l'intervention de l'Otan en Libye qui, dit-elle, a déstabilisé la région du Sahel, qui a semé le chaos en Libye, plongeant la population dans l'effroi, avec le développement du terrorisme, fuites.
Mme Saïda Benhabyles estime que pour atténuer, un tant peu cette souffrance humaine, il faudrait que ceux qui en sont à l'origine assument leur responsabilité, notamment, rappelle-telle, ces pays qui, à l'ONU, se sont déclarés en faveur d'une intervention en Libye. Elle poursuit en demandant qui, à travers le monde, est à l'origine de la situation faite aux Syriens, aux Irakiens, aux Afghans. Il faut, dit-elle, que les pays qui en sont à l'origine, assument leurs responsabilités. Il faudrait, déclare-t-elle, qu'on cesse d'exploiter les pays, de les «démocratiser» à travers l'ingérence militaire et la déstabilisation, en y provoquant des conflits internes.
Elle ne comprend pas que la communauté internationale, comme pour soulager sa conscience, organise des forums sur le problème des migrations et élabore une Charte qui n'est pas la solution au problème. En matière humanitaire, dit-elle, l'Algérie est un exemple et elle se réfère à l'intervention humanitaire de l'Emir Abdelkader à Damas pour protéger les Chrétiens. La présidente du C-RA insiste sur le fait que l'Algérie n'est en rien responsable des situations humanitaires créées dans des pays d'Afrique, parce que, souligne-t-elle, elle n'a pas spoliée ses biens.
De l'aide sanitaire apportée aux flots incessants de migrants, elle signale qu'au niveau de l'hôpital de Tamanrasset, 37% des prestations sanitaires sont dispensés au bénéfice de ces derniers et que lorsqu'il n'est pas possible de traiter un malade sur place, celui-ci est évacué vers l'un des hôpitaux à Alger. Au moment où la communauté internationale commémore l'anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme, Mme Benhabyles rappelle la situation des Palestiniens et celle du Sahara occidental, qui n'a pu encore concrétiser son droit à l'autodétermination.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lakhdar A
Source : www.lnr-dz.com