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tragédies d'hier et d'aujourd'hui Haïti : malédiction sur l'île



tragédies d'hier et d'aujourd'hui                                    Haïti : malédiction sur l'île
Terreur - À 16h53 (22h57 à Alger), en ce 12 janvier 2010, la capitale haïtienne (Port-au-Prince) et sa région sont réduites à l'état de ruines par un séisme de magnitude 7, qui, selon un dernier bilan, a fait 316 000 morts.
Il n'aura pas fallu plus de 20 petites secondes pour que l'onde de choc dévaste une grande partie de la capitale du pays le plus pauvre d'Amérique ainsi que plusieurs villes avoisinantes. Considérées comme le plus violent séisme qu'ait connu ce pays depuis 200 ans, les secousses ont été ressenties jusqu'à Guantanamo, ville située au sud-est de Cuba.
Deux fortes répliques ont rapidement suivi : une première de magnitude 5,9 a frappé à 17 heures, heure locale (23 heures à Alger), soit sept minutes après la première. Une deuxième réplique de 5,5 a été ressentie ensuite à 22h12. Les médias télévisés montraient le lendemain matin les images d'un bâtiment effondré de la principale université, dans laquelle mille étudiants étaient en train de passer un examen. Dès les premiers jours de recherches, les secouristes comptaient déjà plus de 500 étudiants et professeurs morts sous les décombres.
La destruction de milliers de logements et la crainte de nouvelles répliques ont poussé la plupart des habitants de la ville à passer la nuit dehors sans médicaments, ni eau potable ni nourriture.
De grands nuages de poussière couvraient pratiquement chaque centimètre carré de la capitale, dans les instants qui ont suivi le séisme. Cette poussière provenant pour l'essentiel de béton non armé servant à la construction des habitations, notamment celles des populations pauvres, pourtant interdit par toutes les normes de constructions modernes. Pays pauvre, cette petite île ne dispose pas de normes de construction formelles en matière de bâtiments. Des circonstances qui ont largement aggravé la tragédie. La ville de Carrefour qui compte 300 000 habitants a été détruite à 40%. Une autre ville, Léogâne, qui compte plus de 200 000 habitants a, quant à elle, été détruite à plus de 90%. Le risque sismique était donc bien identifié, et son impact humain aurait pu être moindre si des campagnes de prévention avaient été réalisées, la population sensibilisée et les constructions sécurisées. Des causes humaines, liées à la pauvreté d'Haïti et la faiblesse de son gouvernement, ont ainsi renforcé la catastrophe naturelle.
À peine une semaine plus tard, le 20 janvier, une autre secousse de magnitude 6,1 a été à de nouveau ressentie. Elle fera plusieurs centaines d'autres victimes et contribuera à un phénomène d'exode massif parmi une population exténuée et qui a vécu les dizaines de répliques antérieures dans les ruines de la capitale.
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