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Toute déstabilisation de l'Algérie aurait des répercussions géostratégiques sur tout l'espace méditerranéen et africain



Toute déstabilisation de l'Algérie aurait des répercussions géostratégiques sur tout l'espace méditerranéen et africain
Par conséquent, j'émets huit propositions, quitte à me répéter :1. l'Algérie doit entreprendre de véritables réformes structurelles. 2. la réforme de la justice à travers la lutte contre la corruption qui constitue un danger pour la sécurité nationale. 3. la réforme du système éducatif, pilier du développement futur. 4. réformer le secteur des hydrocarbures, source de rente et l'objet de toutes les convoitises, et dans l'agriculture à travers une nouvelle politique foncière et une politique de gestion de l'eau. 5. en tant que facteur de cohésion sociale, il sera nécessaire de disposer d'une nouvelle gestion des stratégies sociales, de revoir la gestion des fonds de pension et de sécurité sociale. 6. la réforme du système financier qui est une condition préalable à la reprise des investissements nationaux et étrangers, le public et les banques privées étant au c?ur des enjeux importants du pouvoir entre les partisans de l'ouverture et ceux de la préservation de la rente de intérêts, étant à juste titre considéré comme l'indication la plus évidente de la volonté politique de l'Etat algérien pour ouvrir ou non l'économie nationale à la libre entreprise. 7. intégrer la sphère informelle contrôlant 40% de la masse monétaire en circulation et 65% des segments de produits de base. 8. enfin, une révolution culturelle tant des dirigeants que de la société pour adapter de l'Algérie aux nouveaux changements globaux mondiaux, d'où l'importance des médias pour véhiculer ce nouveau mode de pensée. Dans la majorité des pays les PMI-PME sont à la base du ler développement. Pouvez- vous nous rappeler les propositions que vous avez mis en avant pour le gouvernement algérien pour les dynamiser ' La nouvelle loi sur les PME n'aura pas d'impacts sans réformes structurelles et une vision stratégique de l'adaptation au nouveau monde. Donc, je propose neuf propositions. Ce sont les propositions sur la dynamisation des PME-PMI émises lors de la réunion du 06 novembre 2014 au Palais des Nations devant le Premier ministre et les membres du gouvernement, au moment où je préconisais un comité de crise pour contrer la baisse des hydrocarbures prix. Premièrement, Tout d' abord, la création d' une Agence des services pour les petites entreprises comptant moins de 20 employés. En second lieu, pour la date limite de paiement, je propose d'imposer une loi, si nécessaire, ou un décret exécutif pour le paiement aux PME dans les 30 jours à compter de la date de livraison. En troisième lieu, il sera nécessaire de réduire le délai de remboursement de la TVA aux PME à un maximum de 15 jours. Le dépassement, l'administration fiscale devant être pénalisé selon les mêmes règles que celles appliquées aux entreprises. Quatrièmement, les possibilités de financement des PME devraient être élargies en introduisant Leasing, capital de développement pour financer les petites et moyennes entreprises parce que la majorité des entreprises familiales sont réticents à chercher des capitaux à l' extérieur, et encore plus pour entrer dans la Bourse d'Alger qui est d' ailleurs dans la léthargie depuis des années. Cinquièmement, obliger les grandes entreprises publiques, y compris Sonatrach et Sonelgaz, à la sous-traitance par le biais d' un co-partenariat. Sixièmement, les règles comptables qui régissent les PME-PMI étant très lourdes, je propose une trésorerie comptable pour les entreprises de moins de 10/20 employés. Septièmement, il serait souhaitable de soumettre les PME à une taxe spécifique et régime social en particulier pour ceux parmi lesquels le chiffre d'affaires ne dépasse pas 10 000 0000 dinars avec un prélèvement fiscal de 10 à 15% équivalant à l'impôt sur le revenu, en remplaçant tous les impôts directs. Huitièmement, alléger la procédure 49/51%, ce qui je demande au gouvernement depuis 2010 pour les segment snon stratégiques en introduisant la minorité de blocage d'environ 30% et l'obligation d'un transfert technologique, de gestion, et un solde positif de change pour l' Algérie. Neuvième, faire une évaluation du crédit documentaire Crédoc qui ne permet pas de limiter la facture d'importation, ni pour stimuler le tissu productif et réintroduire le Remdoc pour certaines petites et moyennes entreprises. Il y a une controverse actuellement sur la réforme des fonds de retraite en Algérie, que pensez-vous ' La population algérienne est passée de 12 millions d'habitants en 1965, de 34 591 000 le 1er juillet 2008, à 37,5 millions en 2010, 39,5 millions au 1er janvier, 2015, et 40,4 millions au 1er janvier 2016 et la pression démographique est un facteur clef à prendre en compte à l'avenir pour déterminer le modèle de développement qui doit couvrir els besoins sociaux fururs. Le Président de la République a décidé le 1er décembre, 2016 pour reporter la retraite à plus de 60 ans, avec une période transitoire de 2 ans, et toute personne ayant 32 ans d'activité peut prendre sa retraite. Sans entrer dans une polémique sur un sujet aussi sensible, d'avoir à prendre en compte les arguments productifs de l'autre privilégiant les intérêts supérieurs du pays, en tenant compte à la fois la situation financière du pays et les nouveaux changements globaux. Le financement de la protection sociale continue d'être basée principalement sur les cotisations sociales et absorbe les gains de productivité au détriment de l'emploi, le déficit étant couvert par des prêts à moyen terme qui sont supportés par les générations futures. En conséquence, la durabilité du système est susceptible d'être menacé à moyen terme et nécessite des réformes structurelles majeures. Ce n'est pas un changement dans la base des prélèvements qui permettra de résoudre les problèmes, mais dans le contrôle des dépenses, à la fois l'ensemble des dépenses et les dépenses remboursées, ou dans ce domaine spécifique, celui qui consomme n'est pas nécessairement celui qui finance, et ce n'est pas neutre pour l'activité productive. Ainsi, l'ensemble des dépenses de sécurité sociale ne devrait pas croître, en termes de volume, plus rapide que la croissance du produit intérieur brut (PIB). Cette rationalisation des dépenses ne signifie pas restriction aveugle afin de couvrir les besoins des plus démunis, en supposant des enquêtes ciblées sur le terrain. En ce qui concerne le régime fiscal, le niveau de la fiscalité directe dans une société mesurant le degré de soutien public, il y a un besoin urgent d'une nouvelle politique, parce que le régime fiscal est au c?ur même de l'équité. Mais l'impôt peut tuer l'impôt, car elle modifie l'allocation des ressources. Un système fiscal efficace doit trouver des moyens d'augmenter les recettes en perturbant au minimum les mécanismes qui conduisent à l'optimum économique, ce qui implique une mutation de l'Etat-providence qui avec la crise financière trouve ses limites en Algérie. A ce titre, je regrette qu'aucune enquête précise quantifiée dans le temps ne mette en évidence les liens entre l'accumulation, le modèle de consommation et la répartition du revenu national entre les couches sociales. Question finale : American Herald Tribune En résumé ' Prof Abderrahmane Mebtoul- L'Algérie est un grand pays avec d'importantes potentialités. Toute déstabilisation de l'Algérie aurait une répercussion négative sur toute la région méditerranéenne et africaine. (1)-Lire l'intégralité ?original en anglais- en faisant www.google.com Heradl Tribune Mebtoul interview réalisé par Mohsen Abdelmoumen 28/12/2016. (Suite et fin)
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