
Cette semaine, des routes sont encore coupées par des populations pour se faire écouter des pouvoirs publics. Il y a même la voie ferrée entre Béjaia et Alger qui a été "coupée " par les populations ces quinze derniers jours. Parfois, les autorités se rendent sur place. Ensuite, il se produit un retour à l'apaisement, quand la conviction est faite et que l'écoute a été au rendez-vous. Parfois, ce n'est que partie remise. Les émeutes expriment le désarroi et la peur toujours constante de ne pas faire aboutir leurs revendications qui sont sociales, ou du moins qui ont commencé par être exclusivement sociales. Les populations, ou les jeunes plutôt, acceptent le bras de fer comme traduction d'une stratégie de dialogue et d'écoute à provoquer pour qu'il s'ensuive ensuite le retour à l'espoir. Retour à l'espoir ' Cela dépend de ce qui est exigé. Responsabilité locale ou nationale, c'est-à-dire centrale ' Il a toujours été une tradition que le recours à la rue exprime l'absence d'écoute. Combien de temps faut-il pour se faire recevoir par des responsables autant élus qu'administratifs ' Ceux qui ne reçoivent pas ou qui refusent de recevoir sont très souvent à l'origine des émeutes locales. Les populations ont l'habitude de dire à propos de ces responsables qu'ils croient que l'Etat leur appartient et qu'ils croient en avoir hérité. L'accumulation de ces frustrations peut être à la base de nouvelles explosions sociales concertées du fait que par le biais de l'internet, tous ceux qui peinent à se faire recevoir décident en commun de réagir dans la rue. Les revendications de départ sont toujours d'ordre socioéconomique et celles-ci se construisent sur ce qui n'a pas été réalisé, achevé ou abordé. Il y a par exemple comme aspiration à créer les conditions d'une augmentation du pouvoir d'achat des populations et celle que cette augmentation serve à relancer l'économie nationale, et non pas l'économie des pays qui sont nos fournisseurs. Les jeunes demandent principalement un emploi, plus tard un toit et une augmentation du pouvoir d'achat. Impatience ' Certainement que l'atteinte de tels objectifs ne sera pas pour demain, car la mise en place d'industries susceptibles de produire en substitution aux importations est encore au niveau des projets et des discours. Depuis l'essor de la politique des" containers ",l'esprit de nos hommes d'affaires est entièrement orienté vers les importations. Le gain facile. Un gigantesque plan anti-pénurie, à hauteur de nos ressources en provenance de la vente des hydrocarbures. Impatience ' Certainement que oui, mais, il faudrait recevoir les populations et les convaincre que tout viendra. Il y en a qui nous ramènent souvent à l'économie. Ils nous ramènent aux discours prononcés déjà à l'époque du parti unique, à savoir la substitution aux importations. Ré-industrialiser ou tout simplement industrialiser, c'est substituer le produit à l'importation, Belaid voulait intégrer l'économie, c'est-à-dire tout faire au sein de la même entreprise. Un ex-ministre quant à lui parle de substitution pour abaisser le niveau des importations qui sont pour lui artificielles pour la plupart.Il serait intéressant que d'autres économistes lui emboîtent le pas.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N B
Source : www.lemaghrebdz.com