Alger - Revue de Presse

TOUAREG-GOUVERNEMENT MALIEN



Des points d’achoppement subsistent
Les deux parties belligérantes maliennes se sont retrouvées jeudi à Alger pour tenter de mettre le point final à l’accord signé en juillet dernier. L’ex-rébellion targuie et le gouvernement malien ont repris le processus de négociations jeudi dernier à la résidence El-Mithaq. Ces discussions sont modérées par l’Algérie qui joue encore une fois le rôle de sapeur-pompier. La délégation de l’Alliance démocratique du 23 Mai, des ex-rebelles touareg, a été représentée par une dizaine de délégués issus de différentes tribus targuies. Cette délégation est présidée par le porte-parole du mouvement, Mohamed Aghreib. S’agissant du côté gouvernement malien, il est représenté par une délégation du ministère de l’Intérieur, conduite par le général Kanfougouna Koné.Selon une source proche du dossier, Abdelkrim Gheraïeb, ambassadeur d’Algérie à Bamako, médiateur dans ce conflit, a rencontré dans la journée de jeudi respectivement la délégation targuie et s’est entretenu ensuite avec le ministre malien de l’Intérieur.Comme premier point, les discussions ont été axées sur l’application des accords paraphés, fin juillet, à Alger, portant notamment sur l’arrêt des hostilités. Contacté hier, par téléphone, par L’Expression, Mohamed Aghreib, porte-parole de l’Alliance, a indiqué que celle-ci insiste sur le fait que le gouvernement malien doit respecter ses engagements, induits par les Accords d’Alger de juillet 2006. «Nous avons exposé, une nouvelle fois, les préoccupation de l’Alliance au médiateur algérien. Nous avons également fait un résumé des sujets sur lesquels notre mouvement insiste beaucoup pour que soit mené à bon port ce round de négociations», a déclaré M.Aghreib. Comme première condition, le même interlocuteur indique: «Nous insistons sur une trêve officielle qui permettra de créer un climat de confiance, de paix et de sérénité dans la région de Kidal.» Et de préciser: «Le retour de la stabilité et le règlement du conflit ne se feront que dans le cas où le gouvernement montre des signes de bonne volonté à respecter les accords d’Alger.» L’autre priorité des Touareg reste le lieu d’implantation de l’unité militaire mixte. Cette question a une grande importance pour les Touareg, car elle engage, selon eux, leur avenir futur. Aussi, la rencontre d’Alger de ce week-end devait notamment présenter les propositions faites par la commission d’experts -composée de 200 militaires représentant les deux parties- pour le choix du lieu de l’installation de l’unité en question. Notons que subsiste cependant un point d’achoppement important concernant la libération d’otages (par l’ex-rébellion) et de détenus (par Bamako) sur laquelle les deux parties ne se sont toujours pas entendues. L’ex-rébellion qui a déjà libéré des otages en gage de bonne volonté, attend la réciproque de la part du gouvernement malien. On indique toutefois, de sources proches des pourparlers, qu’il est attendu (pour aujourd’hui) des résultats qui ouvrent la voie à des solutions définitives.
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