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«Tôt ou tard, la France reconnaîtra ses crimes coloniaux» Belkhadem l'a affirmé hier :



«Tôt ou tard, la France reconnaîtra ses crimes coloniaux»                                    Belkhadem l'a affirmé hier :
«Tôt ou tard, les Français vont reconnaître leurs crimes en Algérie», a affirmé hier le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Abdelaziz Belkhadem, estimant que la reconnaissance par le président français, François Hollande, des massacres du 17 octobre 1961 est le fruit de «la pression du peuple algérien et non pas du FLN».
Abdelaziz Belkhadem qui s'exprimait hier devant les représentants de la presse à l'occasion de l'inauguration à Chéraga du siège de la direction de campagne du parti à Alger, a saisi également l'occasion pour répondre au geste condamnable de l'ancien ministre de la Défense français, Gérard Languet, estimant qu'un tel geste ne peut venir que d'un «sale», considérant le fait que le président français reconnaisse les massacres du 17 octobre 1961 comme «un début à la reconnaissance de la France de ses crimes coloniaux».
Dans le même sillage, Belkhadem déclarera que «la France officielle doit reconnaître les crimes de la France coloniale», s'exprimant, à l'occasion en français, à l'adresse des partisans de «l'Algérie française». Belkhadem considère dans le même contexte que «la reconnaissance par la France des crimes coloniaux peut permettre aux deux pays de tourner la page de la mémoire, pour leur permettre ensuite de bâtir des relations fortes», ajoutant dans la foulée que «l'Histoire donne raison à l'Algérie. La colonisation est un crime».
Pour lui, si la France reconnaît ses crimes commis tout au long des 132 ans de colonisation, «cela ne changerait en rien à sa position». A une question sur l'éventualité de relancer le projet de loi criminalisant le colonialisme, la réponse de Belkhadem reste floue. «Le FLN a déposé un texte qui est dans les tiroirs de l'Assemblée populaire nationale», se contentera-t-il de répondre, ce qui laisse supposer qu'il ne proposera pas un nouveau texte. Dans le registre des locales, Belkhadem a souhaité que sa formation politique gagne la majorité des communes, affichant son optimisme quant à la capacité du FLN à gagner'1000 communes.
«Nous sommes confiants, parce qu'à chaque fois que nous rencontrons les citoyens, nous renforçons cette conviction», a-t-il dit, ajoutant qu'il préfère pour les locales une campagne de proximité à celle des grands meetings, invitant par la même occasion les candidats du FLN à «proposer des solutions aux préoccupations des citoyens».
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