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Torture, marginalisation et humiliation Témoignages de Sahraouis des territoires occupées



Torture, marginalisation et humiliation                                    Témoignages de Sahraouis des territoires occupées
Torture, marginalisation, humiliation, intimidation et traque font partie du quotidien des Sahraouis, notamment ceux qui vivent à El Ayoun occupée où il ne se passe pas un jour sans qu'un Sahraoui ne soit arrêté ou violenté par les forces d'occupation marocaine, selon des témoignages recueillis par l'APS auprès d'activistes sahraouis des droits de l'Homme.
"Chaque jour est un combat et un défi pour nous. Nous vivons cette situation depuis 37 ans", ont affirmé ces activistes, en marge d'une série d'activités en solidarité avec le peuple sahraoui organisées récemment à Alger par le Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS). Abattus par les supplices qu'ils subissent, mais "déterminés" à rester "forts et sereins", ces Sahraouis racontent leurs supplices avec beaucoup d'amertume et de chagrin. Visage fermé et triste, le jeune Meftah Abdelaziz a été arrêté et torturé à plusieurs reprises, dit-il, alors qu'il n'a que 22 ans.
Etudiant à Agadir, Abdelaziz a été arrêté après des manifestations pacifiques du 24 juillet 2007 à El Ayoun occupée. Il avait alors subi "toutes sortes de torture", raconte-t-il. "J'ai été d'abord torturé dans la voiture qui m'emmenait à la cellule où je devais subir les pires supplices", se rappelle-t-il avec une voix éteinte, ce qui en dit long. Plongé dans ses douloureux souvenirs, Abdelaziz affirme qu'il avait été "brutalisé" et "interrogé" juste après son arrestation. "La police voulait savoir si j'entretenais des rapport avec le front Polisario", dit-il.
"Mes tortionnaires se relayaient par équipe pour m'interroger. Ils m'avaient complètement déshabillé puis me jetait de l'eau glacée sur le corps tout en me battant", a-t-il relaté.
Les yeux larmoyants, il ajoute : "j'avais failli suffoquer quand ils plongeait ma tête dans de l'eau javellisée".
Après tous ces supplices, Abdelaziz a été "jeté" dans la rue à El Ayoun occupée, presque inconscient dit-il, remerciant au passage un passant "inconnu et courageux" qui a eu "le courage de le ramasser" pour le conduire à la maison. "Je m'étais soigné à la maison, les hôpitaux d'El Ayoun ayant refusé de m'admettre. Les médecins avaient carrément refusé de m'administrer le moindre traitement car l'hôpital pullulaient d'agents des services de renseignement marocains", ajoute ce jeune homme.
Torture, marginalisation, humiliation, intimidation et traque font partie du quotidien des Sahraouis, notamment ceux qui vivent à El Ayoun occupée où il ne se passe pas un jour sans qu'un Sahraoui ne soit arrêté ou violenté par les forces d'occupation marocaine, selon des témoignages recueillis par l'APS auprès d'activistes sahraouis des droits de l'Homme.
"Chaque jour est un combat et un défi pour nous. Nous vivons cette situation depuis 37 ans", ont affirmé ces activistes, en marge d'une série d'activités en solidarité avec le peuple sahraoui organisées récemment à Alger par le Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS). Abattus par les supplices qu'ils subissent, mais "déterminés" à rester "forts et sereins", ces Sahraouis racontent leurs supplices avec beaucoup d'amertume et de chagrin. Visage fermé et triste, le jeune Meftah Abdelaziz a été arrêté et torturé à plusieurs reprises, dit-il, alors qu'il n'a que 22 ans.
Etudiant à Agadir, Abdelaziz a été arrêté après des manifestations pacifiques du 24 juillet 2007 à El Ayoun occupée. Il avait alors subi "toutes sortes de torture", raconte-t-il. "J'ai été d'abord torturé dans la voiture qui m'emmenait à la cellule où je devais subir les pires supplices", se rappelle-t-il avec une voix éteinte, ce qui en dit long. Plongé dans ses douloureux souvenirs, Abdelaziz affirme qu'il avait été "brutalisé" et "interrogé" juste après son arrestation. "La police voulait savoir si j'entretenais des rapport avec le front Polisario", dit-il.
"Mes tortionnaires se relayaient par équipe pour m'interroger. Ils m'avaient complètement déshabillé puis me jetait de l'eau glacée sur le corps tout en me battant", a-t-il relaté.
Les yeux larmoyants, il ajoute : "j'avais failli suffoquer quand ils plongeait ma tête dans de l'eau javellisée".
Après tous ces supplices, Abdelaziz a été "jeté" dans la rue à El Ayoun occupée, presque inconscient dit-il, remerciant au passage un passant "inconnu et courageux" qui a eu "le courage de le ramasser" pour le conduire à la maison. "Je m'étais soigné à la maison, les hôpitaux d'El Ayoun ayant refusé de m'admettre. Les médecins avaient carrément refusé de m'administrer le moindre traitement car l'hôpital pullulaient d'agents des services de renseignement marocains", ajoute ce jeune homme.
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