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tentatives de discréditer le mouvement populaire pacifique.. Les «faux pas» d'une longue marche



Le vendredi 5 avril, des personnalités politiques et militantes des droits de l'Homme ont été conspuées par certains individus, tentant de les empêcher de participer aux marches de ce jour-là.Les manifestations populaires pour le départ du système ont commencé avec un tel pacifisme, qui a épaté le monde entier. Cependant, elles commencent à connaître certains incidents risquant de faire tache d'huile.
En effet, dans cette effervescente populaire, ces déplorables incidents peuvent remettre en cause la «Silmiya» et le concept de «révolution du sourire». Ça risque de semer la zizanie dans la révolte, et porter atteinte à son caractère pacifique. Dans un seul mot d'ordre, les Algériens revendiquent le départ immédiat de tous les symboles du système. Mais le climat du «dégagisme» généralisé, mettant tout le personnel politique dans le même sac, est tout à fait déplorable. Ce vendredi 5 avril, des personnalités politiques et militantes des droits de l'Homme ont été conspuées par certains individus, tentant de les empêcher de participer aux marches de ce jour-là. Des figures emblématiques du combat démocratique, comme Saïd Sadi, hué et empêché de marcher à Béjaïa, ou encore Mokrane Ait Larbi, a été victime des mêmes comportements à Alger. Ces incidents ont soulevé l'indignation de personnalités politiques, culturelles et des citoyens sur la Toile.
Il est vrai que depuis le début des évènements, des figures de l'opposition comme Louisa Hanoune ou Ali Ghdiri, ont été victimes de ce «dégagisme» généralisé qui a gagné les Algériens. A s'interroger sur l'objectif des auteurs de ces actes. Ont-ils était manipulés' Il est possible que ces actes soient prémédités par des cercles, pour jeter le discrédit sur les figures du courant démocratique. S'agit-il des agents du système ' Peut-être bien, vu que ces individus ont été identifiés comme étant des serviteurs du système. Notons aussi que le slogan phare des manifestations est devenu «Yetnahaw Gaa», (ils doivent tous partir). Mais qui sont ces «tous» qui doivent partir ' S'agit-il que des figures de la scène politique et de personnalités «corrompues» ' Et non, des voix s'élèvent pour revendiquer le départ des hauts commis de l'Etat, comme les présidents d'APC, des chefs de daïra et des walis. Au risque de laisser ces institutions dans la vacance et à l'anarchie. On doit faire la différence entre l'Etat et le pouvoir. Ce sont de choses distinctes. Il faut préserver les institutions de l'Etat, tout en chassant le système.
Agressions, squat de logements et refus de payer les factures
Vendredi dernier a aussi connu l'incursion de bandes organisées à Alger, pour agresser les marcheurs. Deux jeunes filles ont été lynchées par des malfaiteurs à Didouche-Mourad, puis les ont séquestrées dans les toilettes du cinéma Algeria. Des vols de téléphones portables et agressions avec des armes blanches ont été également signalés. A ce propos, les éléments de la police judiciaire de la sûreté de wilaya d'Alger ont arrêté six suspects suite à des signalements sur Facebook.
D'autres évènements synchronisés nuisant au caractère pacifique de la révolte, ont été enregistrés durant cette 7e semaine de protestation. On soupçonnerait presque une volonté délibérée de dévier le peuple de son élan pour changer le système. Le fait que plus de 5.000 unités de logements sociaux situées dans différentes localités de la wilaya Tizi-Ouzou soient squattées pendant les manifestations, renseigne sur l'existence de parasites qui tentent de détourner les Algériens de leur objectif. Déjà que la rumeur lancée par Rachid Nekkaz, portant sur «l'exportation gratuite de gaz vers la France» depuis deux décennies, n'est pas tout à fait innocente. Et quand bien même démentie par l'ancien P-DG de Sonatrach, Abdelmadjid Attar, elle a suscité la colère des Algériens, et incité au refus de payer la facture de consommation de gaz.
En effet, des citoyens de certaines wilayas dont Batna et Tébessa, ont mentionné leur refus de payer leurs factures d'électricité et de gaz, aux services de Sonelgaz. Selon les vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux, des centaines de quittances ont été renvoyées aux directions de Sonelgaz. «Tenez ! On vous rend ces factures. Demandez à Macron de les payer. On refuse de payer ce que consomment gratuitement les Français», a-t-on protesté.
Il faudrait donc mettre en garde contre ce genre de décisions qui ont tendance à nuire aux intérêts du peuple. Pour que le peuple atteigne son objectif d'éradiquer le système et mettre les jalons d'une 2e République, il ne faudrait pas qu'il tombe dans le piège des faux pas. A mesure que le temps passe, on ne doit pas perdre de vue notre but, pour éviter que la situation ne dégénère.
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