Le bilan de la saison estivale est connu. Un consensus entre l'administration et l'APW a été obtenu sur les chiffres et surtout sur les insuffisances relevées par tout un chacun ayant fréquenté le littoral.Tout d'abord, à la faveur d'une visite d'inspection effectuée par une commission ministérielle, le nombre des 29 plages comptabilisées jusqu'à aujourd'hui s'est réduit : 7 d'entre elles ont été déclassées au rang de criques, leurs dimensions étant jugées trop étroites.
De la sorte, sur les 22 bords de rivage ayant la qualité de plage, seuls 18 étaient ouverts à la baignade. Sur les 4 plages fermées, l'une d'elles, Sidi Boucif, qui fait corps avec la ville de Béni Saf, est polluée par les eaux usées de cette cité depuis que leur exutoire a été détourné dans sa proximité il y a quelques années. Mais bien que les crédits de réalisation d'un projet d'une station d'épuration aient été débloqués, il demeure en souffrance parce que son exécution est centralisée à Alger.
Par ailleurs, la qualité des eaux n'a pas toujours été au rendez-vous sur la majorité des plages, les analyses physiques et chimio-biologiques ont révélé des rejets polluants de leurs oueds, sauf trois plages (Terga, Morjane et Sid Djelloul).
Pour les trois autres plages non accessibles, il a été relevé la nécessité d'ouvrir des voies pour les désenclaver, le seul écueil étant les coûts par rapport au profit à en tirer. Pour d'aucuns, il est impérieux de le faire, la fréquentation sur le littoral ayant atteint, cet été, 12 285 490 d'estivants entre le 1er juin et le 30 septembre, selon les chiffres de la Protection civile.
Les plages témouchentoises, réputées pour être peu bondées, connaissent désormais une saturation qui complique la gestion de la saison estivale. De la sorte, sur le plan de l'hygiène, un recul s'en est ressenti. Il l'est, entre autres, en raison de l'incivisme des estivants, certains, par exemple, enterrant à même le sable les restes de leurs victuailles au lieu de s'en débarrasser dans les bacs disposés à cet effet.
D'autres, poussant la pruderie à l'excès, transforment leurs parasols en tentes en les entourant de draps avec des pinces, ce qui se traduit par une «gourbisation» d'un espace dédié en principe à la convivialité.
Quant aux communes, les cribleuses ne sont pas toujours mises à contribution pour délester le sable des saletés. En outre, les plagistes ayant une concession y ont ajouté du désordre, imposant des prix excessifs de location de leur fourniment, au demeurant à l'aspect peu engageant. Certains ont occupé le sable et entravé l'accès gratuit des plages. Quant au profit économique pour les 9 communes côtières parmi les 28 de la wilaya, il est de peu d'importance.
Selon la direction du tourisme, 80% des habitations des petites agglomérations du littoral offrent l'hébergement aux estivants. La taxe de séjour n'est pas perçue par les municipalités faute de déclaration par les hôtes, en contravention avec la réglementation.
Quant à l'accueil par les hôtels, il commence à être de quelque apport pour les communes, bien que modeste encore. Les 1400 lits disponibles jusqu'à l'année écoulée sont passés à 4071, alors qu'en 2019, ils seront 6571. Il a été relevé que les nouvelles infrastructures réalisées sont d'un meilleur standing que les anciennes.
Par ailleurs, les opérateurs commencent à faire preuve d'un sens du management. En effet, fait nouveau, des réductions ont été proposées à la clientèle potentielle.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Kali
Source : www.elwatan.com