Alger - Revue de Presse

Téléphérique Un retard et différents sons de cloche



Toutes les autorités de la wilaya, les élus, les représentants de la sociétécivile et la presse étaient présents jeudi au chantier de construction de lastation terminale de la cité Emir Abdelkader pour assister aux premiers testsdu projet télécabine de Constantine. A cause d'un empêchement de dernièreminute, le wali n'a pas pu assister et c'est son chef de cabinet qui a présidéau lancement des essais. Ces derniers ont été réduits à leur plus simpleexpression en ce sens qu'ils se sont déroulés au moyen de deux télécabinesemportant à leur bord les ingénieurs suisses en charge du projet qui ontparcouru une distance d'une centaine de mètres avant de revenir au point dedépart, laissant tout le monde présent sur sa faim. Rappelons que le projet estconçu pour relier les hauteurs de la ville à partir du terrain Tanoudji de lacité Emir Abdelkader, en passant par une station intermédiaire implantée faceau CHU Benbadis pour aboutir à la place Tatache au centre-ville. D'après lesdéclarations faites à la presse par le directeur des Transports de la wilaya,M. Jouini, «ces premiers essais ont été décidés pour confirmer que le projetest arrivé presque à son terme et que toutes les installations de la lignefonctionnent normalement. Il y aura d'autres tests qui auront lieu jusqu'aumois de février, et ce parallèlement aux travaux de construction des stationsqui seront menés à leur terme pour arriver à livrer le téléphérique à l'usagedes citoyens de la ville à la fin du troisième trimestre de l'année prochaine».M. Doudou, chef du projet de la SAPTA, entreprise sous-traitante pour lecompte du maître d'oeuvre du projet l'Entreprise du Métro d'Alger, aidé par lebureau d'études en architecture Bouhired d'Alger, pense qu'à la fin du mois defévrier le projet sera livré «clés en main». Pourquoi ce retard de deux moissur le délai prévu ? Pourquoi ce son de cloche différent concernant la date delivraison ? Tout d'abord, le chef de projet SAPTA et M. Dekkar, ingénieur aubureau d'études, affirment que «le retard, si retard il y a, se justifie pardes travaux supplémentaires et des travaux imprévus non pris en compte au débutdu projet. Ensuite, nous n'avons pas du tout été gâtés par les intempériesd'une part, et la nature des sols qui nous ont causé beaucoup de problèmesd'autre part en ce sens que ceux-ci n'étaient pas conformes aux rapportsétablis par le laboratoire. En vérité, ajoutent-ils, il n'y a pas de retardpuisque les télécabines tournent et il ne reste que les corps d'étatsecondaires, c'est-à-dire le bâtiment architectural et les aménagementsextérieurs. Et puis, les Suisses, eux aussi, n'ont pas terminé à 1OO %puisqu'il reste le système de sécurité, à installer». A propos des Suisses, cesderniers, se sont plaints des difficultés à gérer le personnel composé enmajorité de travailleurs recrutés localement.Sur le chantier Tanoudji, après les essais, un point de presse étaitprévu mais il n'a pu se tenir pour des raisons inconnues. Mais une séance deprojection-vidéo à été organisée et commentée par les ingénieurs qui ont pufournir des informations complètes sur le projet depuis son lancement. Ainsi,nous avons pu recueillir auprès des différents responsables des renseignementssur la consistance de ce projet qui, une fois achevé, sera livré à l'Entreprisede Transport de Constantine (ETC) qui sera chargée de l'exploitation de laligne. Réalisé par la société helvético-autrichienne Garaventa, il est composéde 33 télécabines de 15 places chacune, dix assises et cinq debout. Ce sont descabines parfaitement adaptées aux applications touristiques, hivernales ouestivales qui peuvent transporter quotidiennement 25.000 usagers. La rotationentre les deux stations terminales se fait en huit minutes seulement et coûteraenviron 15 dinars par passager. Une cabine peut être aménagée pour l'évacuationrapide de malades, dans les cas urgents, vers l'hôpital dans un délai nedépassant pas quatre minutes. Des ingénieurs algériens qui ont participé auprojet ont reçu une formation en Suisse et seront intégrés à l'ETC après lalivraison du projet. Ce dernier aura coûté globalement 11O milliards decentimes.
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