
Sehaïlia Abdallah, 55 ans, consultant auprès des entreprises, souffre depuis plus de 2 ans d'une hépatite virale C, très sévère. Il mène une vie très difficile, car son état de santé ne cesse de se dégrader de jour en jour.Les coups de fatigue, les évanouissements en pleine rue et autres désagréments causés par cette maladie incurables sont devenus un lot quotidien pour lui. Mais comme si cela ne suffisait pas, M.Sehaïliarencontre des déboires supplémentaires là où il se présente pour demander l'assistance médicale.Le malade en question est contraint de faire régulièrement des prélèvements pour des analyses médicales afin de suivre l'évolution de cette pathologie et se faire prescrire le médicament adéquat pour éviter une cirrhose ou un cancer du foie. Or, la dernière opération de prélèvement, effectuée au laboratoire de l'hôpital BouguerraBoulaâres, à Bekkaria,au mois de mars dernier n'ont pas été comme prévu, envoyés au service de surveillance et de contrôle épidémiologique des maladies infectieuses et parasitaires de l'institut Louis pasteur à Alger. A sa surprise M.Sehaïlia et après plus de deux mois d'attente, a appris que ses analyses médicales n'ont pas été envoyées au dit institut.Paniqué, le patient en question estime qu'il s'agit là d'un échantillon du laisser-aller des employés du secteur de la santé de la wilaya de Tébessa, accusant clairement la direction de la santé de vouloir torpiller le plan d'action initié par le ministre de la santé pour la prise en charge de cette tranche de malades qui meure en silence, dit-il.Contacté par El Watan, pour donner des explications, le directeur de l'hôpital BouguerraBoulaâres, Boufarha Noureddine, nous a déclaré que les prélèvements de M. Sehaïlia avaient été envoyés mercredi dernier au dit institut. Il a ajouté qu'il ne pouvait pas envoyer séparément chaque prélèvement,et qu'il devait attendre qu'il ait un lot d'au moins douze prélèvements, ce qui peut prendre un peu de temps, selon lui.Ne sachant plus à quel saint se vouer, AbdallahSehaïlia, se tourne vers les autorités supérieures de l'Etat afin de lui venir en aide et se pencher sur ces dysfonctionnements dont les conséquences sont fatales pour les patients atteints d'Hépatite C. «Je lance un appel au ministre de la santé M. Abdelmalek Boudiaf afin d'envoyer une commission d'enquête pour dévoiler les vraies conditions dans lesquelles vivent lesmalades, notamment ceux présentant une maladie chronique», a-t-ilconclu.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lakehal samir
Source : www.elwatan.com