Alger

Tebboune



Les cas des locataires qui ne sont pas primo-acquéreurs ou ayant des actes illégaux des logements seront tranchés d'ici fin mai.Le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune, a déclaré dans un entretien accordé au quotidien Le soir, que «le gouvernement va se prononcer d'ici la fin mai sur les dossiers de cession des logements sociaux-locatifs pour les locataires qui ne sont pas des primo-acquéreurs ou ayant des actes illégaux.«Ce programme, lancé il y a trois ans, s'est ralenti parce que certains locataires n'étaient pas des primo-acquéreurs tandis que beaucoup d'autres avaient des actes notariaux illégaux alors que les notaires n'«ont pas absolument le droit de fournir de tels actes», a-t-il indiqué. «Le nombre de ces cas qui est «très difficile» à recenser à cause des agissements agressifs des locataires envers les membres de la commission (chargée du recensement), selon le premier responsable du secteur de l'habitat. Il s'est avéré qu'il y a 140 000 cas.«Mais nos estimations sont plus élevées soit 250 000 cas», dit-il, tout en détaillant que «nous avons étudié cette question au gouvernement qui a installé une commission formée du ministre de l'Intérieur, celui des Finances, de la Justice et moi-même». «Nous sommes arrivés au fait que si, antérieurement, en cas de décès du bénéficiaire, le logement revenait aux parents directs, ascendants ou descendants, il fallait aujourd'hui l'étendre et l'élargir au lien familial large».Toutefois, il a poursuivi pour dire que «les concernés (bénéficiaires à travers un lien familial large) ne peuvent pas bénéficier des déductions de loyers contrairement aux primo-acquéreurs (ou leurs parents) pour qui, l'Etat déduit les loyers payés du prix de cession du logement».«Nous en sommes là et je pense que d'ici la fin du mois, le gouvernement aura pris une décision», a assuré Abdelmadjid Tebboune qui se dit, personnellement, favorable pour la cession de ces logements. Pour rappel, l'opération de cession des logements sociaux locatifs relevant des Offices de promotion et de gestion immobilière (OPGI), lancée pour la première fois en 2002 puis relancée en mai 2013, concerne les logements mis en exploitation avant 2004 qui sont au nombre total de 571 000 unités.Entre 2003 et 2010, l'opération n'avait pas suscité beaucoup d'engouement en raison des prix jugés élevés par les locataires. C'est pour cette raison qu'en 2013, le ministère de l'Habitat avait relancé l'initiative en offrant des avantages sur les prix et les délais de paiement. Ainsi, le montant du loyer relevant des années d'habitation est déduit du prix de cession pour les primo-acquéreurs (ou leur famille proche).En outre, une réduction de 10% du prix de cession est accordée aux locataires-acquéreurs qui paient au comptant, de 7% en cas de paiement sur trois ans et de 5% pour les paiements de trois à sept ans. Le prix du mètre-carré a été fixé à 12 000 DA en prenant en compte le lieu d'implantation des logements. Dans la capitale, le prix d'un logement varie entre 750 000 DA et 1,28 million de dinars, tandis que celui des logements situés dans les wilayas du sud sont cédés à près de 30 000 DA. Au 31 juillet 2015, l'OPGI avait cédé 154 000 propriétés alors que 531 000 unités étaient en attente de cession.Dans le souci d'accélérer la cadence de ce dispositif, le ministère de l'Habitat a modifié, il y a quatre mois, le décret régissant cette opération en supprimant la commission de daïra par laquelle les bénéficiaires devaient passer. Depuis, l'acquéreur a une relation directe avec l'OPGI et les Domaines qui établissent le prix de cession, a rappelé le ministre faisant état d'une confusion entre la cession des biens de l'Etat et celle des biens de l'OPGI au niveau des commissions de daïras.Par ailleurs, le ministre de l'Habitat a réaffirmé la conformité des travaux techniques et du sol du projet de construction de la Grande mosquée d'Alger. Soulignant que «nous avons tout un dossier qui affirme que le sol sur lequel est construite la mosquée vient en deuxième position (sur cinq positions) après le sol rocheux. Ensuite, les fondations telles réalisées, si elles devaient être comparées avec celles de Bordj El Malik à Djeddah (Arabie Saoudite) ou celles de Bordj El-Arab de Dubaï (Emirats arabes unies) sont de moitié moins en termes de densité de béton».
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