
Compte tenu de la crise qui secoue le secteur, le logement constitue une manne non négligeable pour certains indélicats, qui, usant de leurs entrées dans les structures de distribution pour s'enrichir. Moyennant une 'Tchipa considérable à partir de 10 -20 millions de centimes et jusqu'à 100 à 200 millions de centimes'. Ces derniers assurent à leurs 'victimes' la possibilité d'être retenues dans les listes de bénéficiaires. Ce procédé a été confirmé par un agent immobilier exerçant à Alger. Il nous explique que ces personnages utilisent dans la majorité des cas des courtiers immobiliers, activant dans l'illégalité, pour trouver les éventuelles 'victimes'. C'est un procédé courant, indique-t-il. Là, la 'Tchipa' varie entre 1 à 1,5 million de dinars. À titre d'exemple, pour un logement du côté de Baraki, un citoyen s'est vu obligé de donner une 'Tchipa' de 100 millions de centimes. Notre interlocuteur nous en parle en connaissance de cause parce qu'il a eu affaire à ces courtiers indélicats, qui lui ont demandé de prospecter pour eux, ce qu'il a évidement refusé de faire. 'Ma réputation passe avant tout', clame-t-il. Il faut dire que le moulin de ces personnes est alimenté par les nombreux attributaires, mis sur les listes des APC et qui renoncent à leur logement pour des raisons pécuniaires. Ce procédé ne s'applique pas que pour le logement LPA. Pour s'en convaincre, il suffit d'aborder le sujet avec les citoyens. C'est le cas de ce citoyen qui voulait acquérir un logement CNEP, dans un projet fini dans sa commune, et qui a cru bon de trouver un intermédiaire. On l'a orienté vers un agent immobilier, qui lui a réclamé 150 millions de centimes de commission pour lui faciliter l'acquisition. Compte tenu de sa situation, ce citoyen nous explique que s'il avait disposé de la somme, il aurait sans aucun doute payé. Entre les bénéficiaires qui attendent la livraison de leur logement pendant des années, et ceux qui habitent des 'listes', car les chantiers ne démarrent pas, et la spéculation sur les unités récupérées indûment par les barons, l'échec du système de distribution actuel est établi. La corruption est présente également, lorsqu'il s'agit du choix du site, de l'affectation du logement ou de l'étage de l'immeuble par l'administration, concernant des logements promotionnels aidés. Des agents de l'Etat permettent à des citoyens de choisir leur site et/ou l'étage en contrepartie d'un pot de vin.
S. S.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Said SMATI
Source : www.liberte-algerie.com