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TAYEB ZITOUNI REFUSE DE RÉVÉLER LEUR NOMBRE



TAYEB ZITOUNI REFUSE DE RÉVÉLER LEUR NOMBRE
Le nombre des moudjahidine demeure inconnu à ce jour. Le ministre des Moudjahidine a refusé, hier, de lever le voile sur un secret bien gardé.Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Tayeb Zitouni n'a pas dérogé à la règle. Interrogé sur le nombre des moudjahidine encore en vie, il a carrément refusé de le communiquer. «Nous avons recensé les moudjahidine et nous disposons du chiffre exact mais je ne peux pas le donner pour l'instant. Il sera diffusé en temps opportun», a-t-il dit.
Intervenant, hier, au forum du quotidien Echaâb à Alger, la veille de la célébration du 1er Novembre, le ministre est revenu sur la guerre de Libération nationale et les sacrifices des martyrs. «La mémoire nationale, c'est notre passé, notre révolution, nos martyrs et leurs sacrifices», dit-il.
Il rappelle ainsi les «derniers restes» de la colonisation française en Algérie : les mines antipersonnel, détruites dernièrement à Djelfa. Une mission réalisée, poursuit-il, «malgré le refus de la France de remettre à l'Algérie les plans d'implantation de ces mines en dépit de la convention d'Ottawa».
Tayeb Zitouni évoque, également, les nombreux dossiers de l'histoire commune qui demeurent toujours en suspens. Il cite l'Archive nationale détenue par la France, la question des disparus durant la guerre de Libération nationale dont, précise-t-il, «nos recensements font part de plus de deux mille personnes disparues», l'indemnisation des victimes des explosions nucléaires françaises au sud du pays, ainsi que la restitution des crânes des résistants algériens détenus par le Musée de l'Homme en France.
Il précise, toutefois, que des commissions mixtes entre les deux pays ont été mises en place pour étudier tous ces dossiers. «Nous ne sommes pas en train de mener une guerre mais nous avons des revendications sacrées à faire aboutir», dit-il encore. Quant à l'écriture de l'histoire de l'Algérie, le ministre des Moudjahidine a tenté de justifier le retard enregistré par «les nombreuses périodes et circonstances difficiles qu'a connues l'Algérie».
Insistant sur la sauvegarde de l'histoire, il précise que son département dispose de milliers de témoignages de moudjahidine enregistrés sur la guerre de Libération nationale. Une collecte de témoignages qu'il a qualifiée de «grand pas».
Pour Tayeb Zitouni, la mémoire et l'histoire constituent aujourd'hui une priorité. «Nous n'avons aucun tabou, aucun interdit pour écrire l'histoire de l'Algérie et nous n'avons rien à cacher», assure-t-il.
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