Alger

TARIFS DE L'ÉLECTRICITÉ POUR LE SUD DU PAYS



TARIFS DE L'ÉLECTRICITÉ POUR LE SUD DU PAYS
Le gouvernement prend très au sérieux la grogne née au Sud des suites des factures salées de consommation de l'énergie électrique.Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - Une grogne qui s'est manifestée ces derniers temps par des protestations parfois violentes enregistrées dans nombre de villes du Grand-Sud du pays. Et parce que cela risque de faire tache d'huile ailleurs et de crainte d'«extrapolations» en matière revendicative, le gouvernement a pris les choses en main.C'est ainsi qu'une commission restreinte, chargée d'examiner les préoccupations des populations du Sud en matière d'alimentation en électricité, a été tout récemment installée sur instruction du Premier ministre. Avec comme mission, selon le ministre de l'Energie qui s'exprimait, avant-hier jeudi, devant les membres du Conseil de la nation dans le cadre d'une séance de questions orales, «l'élaboration de propositions pour alléger la facture d'électricité dans la région». Il est question donc, a expliqué Noureddine Bouterfa, que les membres de cette commission prennent en compte, pour ce faire, «le pouvoir d'achat des populations du Sud, le taux de consommation électrique et les factures». Et les résultats de cette étude serviront de base au Premier ministre et au ministère de l'Energie pour arrêter «les mesures qui s'imposent en vue d'alléger la facture d'électricité dans les wilayas du Sud, notamment en été».Un allègement déjà entamé par les pouvoirs publics à travers, a encore précisé Bouterfa, une batterie de mesures prises dès 2010 objectant une réduction de 50%, conformément à l'article 49 de la loi de finances complémentaire de 2011, et une autre de 10% en direction des clients du secteur économique hors agriculture, conformément à l'article 69 de la loi de finances complémentaire de 2010. Ceci non sans qu'il précise le gel des tarifs d'électricité et de gaz en 2005 et en 2016.Pour sa part, le ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnels a estimé à 80% le nombre des diplômés ayant pu décrocher «rapidement» un poste de travail dans le cadre de l'Anem.Mohamed Mébarki a, en effet, précisé que sur les 250 000 diplômés du secteur qu'il pilote, qui se sont rapprochés de l'Anem, 80% ont pu se faire embaucher en quelques mois et que «60% des porteurs de projets au cours de la même année étaient des diplômés de la formation professionnelle».Le ministre, qui fait de la formation un levier indispensable pour l'insertion professionnelle des jeunes, a fait part de l'élargissement, cette année, de la nomenclature des spécialités à 442 alors qu'elles n'étaient que de l'ordre de 301 en 2007. Un élargissement portant le sceau de la «diversification» des offres de formation qu'exige le développement de l'économie nationale, citant les secteurs des ressources en eau, de l'agriculture, du développement rural et de la pêche, des travaux publics et de l'habitat.Des secteurs qui font face à un manque criant en main-d'œuvre qualifiée estimée à près de 800 000 postes dans l'agriculture et à 400 000 autres postes dans les travaux publics et le bâtiment. Des postes qui cherchent vainement preneurs, comme ne cesse de le regretter plus d'un, tel le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale qui a ressassé cette vérité, lundi dernier.
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