Djawida ouvrit le coffret en bois qu'elle cachait jalousement dans son armoire, derrière une pile de vêtements, et l'ouvrit fébrilement. Elle prit précautionneusement chacune des pièces en or qui la composaient, les soupesa, les palpa et les regarda sous tous les angles.
Djawida ouvrit le coffret en bois qu'elle cachait jalousement dans son armoire, derrière une pile de vêtements, et l'ouvrit fébrilement. Elle prit précautionneusement chacune des pièces en or qui la composaient, les soupesa, les palpa et les regarda sous tous les angles.
Son mari la lui avait achetée vingt- cinq ans plus tôt pour la somme de quinze millions de centimes. Aujourd'hui, elle valait au moins une trentaine de millions. Mais si elle arrivait à en tirer tout juste vingt, elle en serait amplement satisfaite. Elle avait besoin de cet argent pour faire face aux dépenses de la maison. Depuis que son mari avait pris sa retraite et que la maladie l'avait amoindri, le train de vie de Djawida et des siens avait considérablement baissé. Auparavant, elle avait prévu d'offrir cette parure à sa fille pour son mariage. Maintenant, elle allait permettre à la famille de manger à sa faim et de se vêtir convenablement pour un certain temps.
En chemin, alors qu'elle se rendait chez un bijoutier pour lui proposer sa parure, elle croisa Meriem, une dame qu'elle connaissait depuis longtemps. Après un rapide échange de banalités, Djawida fut amenée à parler de la parure qu'elle voulait vendre.
- Tu veux vendre une parure ' Où est-elle '
- Dans mon sac à main'
- J'aimerai la voir. Allons dans ma voiture'
Quelques instants plus tard, Meriem s'exclama :
- Mais elle est très belle ta parure' mais si tu en tires deux millions c'est que tu es vraiment chanceuse.
- Elle vaut beaucoup plus' Elle a coûté à mon mari 15 millions de centimes, il y a 25 ans de cela.
- Oui' mais tous les bijoutiers se valent' ils t'en donneront un prix dérisoire mais quand ils la revendront, ils en réclameront un prix vertigineux.
- C'est possible' mais moi je suis obligée d'accepter parce que je n'ai pas le choix' Je suis dans le besoin' je suis coincée.
- Si ! Tu as le choix'
- Quel choix '
- Celui d'avoir une somme plus importante en contrepartie'
- Comment ' Tu viens de me dire que tous les bijoutiers se valent.
- Je parlais des bijoutiers de chez nous.
- Je ne comprends pas'
- Djawida' Tu sais que je passe le plus clair de mon temps à voyager. Je pars souvent en Turquie et en Syrie d'où je ramène de la marchandise que je vends à des commerçants qui la revendent'
- Oui' je suis au courant'
- Demain soir, je pars en Syrie. Si tu veux, j'emmène avec moi ta parure en or pour l'y vendre. En Syrie avec les derniers évènements, l'or est monté en flèche. Cette parure ta rapportera facilement 50 millions de centimes.
- C'est vrai ' Si tu me la vends à ce prix, je te donnerai 10 millions pour «ton café».
- Merci'
- Allez, prends-la. Quand reviendras-tu '
- Voyons, voyons' nous sommes dimanche' je reviendrai au plus tard jeudi prochain'
- D'accord.
- Bien. Prends mon numéro de téléphone et donne-moi le tien' Dès que je serai revenu, je t'appellerai.
Djawida rentra chez elle, heureuse. Son Mari, en la voyant revenir si vite, lui dit :
- Tu as déjà réglé l'affaire '
- Euh'oui'et non'
- Oui et non ' Je te jure que je n'ai rien compris' J'ai toujours pensé qu'une réponse pouvait être négative ou positive mais les deux à la fois, jamais'
Quand l'épouse eut fait part du marché qu'elle avait conclu, il se gratta la tête.
- Tu es sûre que cette femme est digne de confiance '
- Mais bien sûr' je la connais depuis longtemps' Beaucoup de commerçants d'Alger la connaissent aussi. Elle passe son temps à se rendre en Turquie et en Syrie d'où elle ramène de la marchandise'e ssentiellement des vêtements pour femmes.
- Si tu la connais, espérons que tout se passera bien et que mes soupçons sont infondés.
Une semaine puis deux semaines s'écoulèrent sans que Meriem ne réapparaisse. Djawida décida alors de lui téléphoner. En guise de réponse, elle eut droit à la voix suave et monotone d'un répondeur automatique qui lui disait que le téléphone était hors service ou en dehors du champ de couverture. Elle se rendit chez elle et elle trouva que d'autres personnes y habitaient. Avant de déposer plainte contre elle, elle se rendit chez quelques commerçants avec qui Meriem avait l'habitude de travailler. Le premier qu'elle eut vu lui apprit qu'il avait déjà déposé plainte contre elle parce qu'il lui avait donné 60 millions de centimes pour qu'elle lui ramène de Turquie des «Hidjabs» et elle n'avait plus donné signe de vie. Djawida déposa plainte contre elle et elle apprit que la voleuse avait déjà été arrêtée. Le procès a eu lieu au tribunal d'Abane-Ramdane dans un premier temps. Il y a quelques jours, il a connu son épilogue à la cour d'Alger. Meriem a été condamnée à trois ans de prison et à restituer sa parure à Djawida tout en lui payant un dédommagement de' 140 millions de centimes.
Finalement, Djawida s'en tirait très bien' Elle empocherait 140 millions tout en' gardant sa parure !
Son mari la lui avait achetée vingt- cinq ans plus tôt pour la somme de quinze millions de centimes. Aujourd'hui, elle valait au moins une trentaine de millions. Mais si elle arrivait à en tirer tout juste vingt, elle en serait amplement satisfaite. Elle avait besoin de cet argent pour faire face aux dépenses de la maison. Depuis que son mari avait pris sa retraite et que la maladie l'avait amoindri, le train de vie de Djawida et des siens avait considérablement baissé. Auparavant, elle avait prévu d'offrir cette parure à sa fille pour son mariage. Maintenant, elle allait permettre à la famille de manger à sa faim et de se vêtir convenablement pour un certain temps.
En chemin, alors qu'elle se rendait chez un bijoutier pour lui proposer sa parure, elle croisa Meriem, une dame qu'elle connaissait depuis longtemps. Après un rapide échange de banalités, Djawida fut amenée à parler de la parure qu'elle voulait vendre.
- Tu veux vendre une parure ' Où est-elle '
- Dans mon sac à main'
- J'aimerai la voir. Allons dans ma voiture'
Quelques instants plus tard, Meriem s'exclama :
- Mais elle est très belle ta parure' mais si tu en tires deux millions c'est que tu es vraiment chanceuse.
- Elle vaut beaucoup plus' Elle a coûté à mon mari 15 millions de centimes, il y a 25 ans de cela.
- Oui' mais tous les bijoutiers se valent' ils t'en donneront un prix dérisoire mais quand ils la revendront, ils en réclameront un prix vertigineux.
- C'est possible' mais moi je suis obligée d'accepter parce que je n'ai pas le choix' Je suis dans le besoin' je suis coincée.
- Si ! Tu as le choix'
- Quel choix '
- Celui d'avoir une somme plus importante en contrepartie'
- Comment ' Tu viens de me dire que tous les bijoutiers se valent.
- Je parlais des bijoutiers de chez nous.
- Je ne comprends pas'
- Djawida' Tu sais que je passe le plus clair de mon temps à voyager. Je pars souvent en Turquie et en Syrie d'où je ramène de la marchandise que je vends à des commerçants qui la revendent'
- Oui' je suis au courant'
- Demain soir, je pars en Syrie. Si tu veux, j'emmène avec moi ta parure en or pour l'y vendre. En Syrie avec les derniers évènements, l'or est monté en flèche. Cette parure ta rapportera facilement 50 millions de centimes.
- C'est vrai ' Si tu me la vends à ce prix, je te donnerai 10 millions pour «ton café».
- Merci'
- Allez, prends-la. Quand reviendras-tu '
- Voyons, voyons' nous sommes dimanche' je reviendrai au plus tard jeudi prochain'
- D'accord.
- Bien. Prends mon numéro de téléphone et donne-moi le tien' Dès que je serai revenu, je t'appellerai.
Djawida rentra chez elle, heureuse. Son Mari, en la voyant revenir si vite, lui dit :
- Tu as déjà réglé l'affaire '
- Euh'oui'et non'
- Oui et non ' Je te jure que je n'ai rien compris' J'ai toujours pensé qu'une réponse pouvait être négative ou positive mais les deux à la fois, jamais'
Quand l'épouse eut fait part du marché qu'elle avait conclu, il se gratta la tête.
- Tu es sûre que cette femme est digne de confiance '
- Mais bien sûr' je la connais depuis longtemps' Beaucoup de commerçants d'Alger la connaissent aussi. Elle passe son temps à se rendre en Turquie et en Syrie d'où elle ramène de la marchandise'e ssentiellement des vêtements pour femmes.
- Si tu la connais, espérons que tout se passera bien et que mes soupçons sont infondés.
Une semaine puis deux semaines s'écoulèrent sans que Meriem ne réapparaisse. Djawida décida alors de lui téléphoner. En guise de réponse, elle eut droit à la voix suave et monotone d'un répondeur automatique qui lui disait que le téléphone était hors service ou en dehors du champ de couverture. Elle se rendit chez elle et elle trouva que d'autres personnes y habitaient. Avant de déposer plainte contre elle, elle se rendit chez quelques commerçants avec qui Meriem avait l'habitude de travailler. Le premier qu'elle eut vu lui apprit qu'il avait déjà déposé plainte contre elle parce qu'il lui avait donné 60 millions de centimes pour qu'elle lui ramène de Turquie des «Hidjabs» et elle n'avait plus donné signe de vie. Djawida déposa plainte contre elle et elle apprit que la voleuse avait déjà été arrêtée. Le procès a eu lieu au tribunal d'Abane-Ramdane dans un premier temps. Il y a quelques jours, il a connu son épilogue à la cour d'Alger. Meriem a été condamnée à trois ans de prison et à restituer sa parure à Djawida tout en lui payant un dédommagement de' 140 millions de centimes.
Finalement, Djawida s'en tirait très bien' Elle empocherait 140 millions tout en' gardant sa parure !
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Aziouali
Source : www.lemidi-dz.com