Alger - A la une

Table ronde autour de la condition féminine en Algérie Entre acquis juridiques et blocages des mentalités



Table ronde autour de la condition féminine en Algérie Entre acquis juridiques et blocages des mentalités
Cette rencontre, organisée par la Fondation Konrad-Adenauer, a permis d'énumérer les obstacles juridiques et sociaux qui entravent encore le plein épanouissement de l'Algérienne.
La Fondation allemande Konrad-Adenauer a réuni, hier, un panel de femmes, de profils professionnels différents (Nadia Aït Zaï, juriste, le Pr Benhalima, immunologiste, Brarni Afifa, professeur en lettres françaises, Merabet Aïda, présidente d'une association, Zahia Benabdallah, anthropologue, Noui Souad, psychologue...) pour discuter de la condition féminine en Algérie et exposer des expériences personnelles. Le tour de table a permis d'énumérer les obstacles juridiques et sociaux qui entravent encore le plein épanouissement de l'Algérienne, aussi bien dans son milieu familial, professionnel, ou de manière plus générale dans la société.
Le poids des traditions freine considérablement l'émancipation de la femme, qui est victime aussi d'inégalités flagrantes en matière d'héritage.
Le droit musulman accorde la moitié d'une part du leg des parents à la fille par rapport à celle réservée au garçon.
Dans certaines régions du pays, dont la Kabylie, la femme n'hérite pas du tout de ses parents au motif que le patrimoine familial ne doit surtout pas profiter à des personnes non apparentées par le sang, soit les beau-fils.
Les conférencières ont admis, néanmoins, une avancée certaine dans certains domaines, dont la promotion du rôle de la femme en politique. La loi sur la représentativité des femmes dans les assemblées élues, qui a institué le système de quota, est appréciée par les militantes des droits de la femme, qui l'ont longtemps revendiquée. Un député allemand, M. Klimbe, présent à la conférence-débat, a affirmé avoir cru jusqu'alors que la situation des femmes en Algérie était moins bonne. Il a rapporté que même dans son pays, les femmes souffrent de la discrimination sexiste sur plusieurs plans.
Il a cité l'absence de la parité salariale. Pour un poste et une compétence équivalents, les femmes sont moins bien payées que leurs collègues masculins. Il a parlé aussi du cas de femmes, ayant cotisé pendant 40 ans à la Sécurité sociale, mais qui sortent à la retraite avec une faible pension.
'Le débat, aujourd'hui en Allemagne, est engagé sur la manière de porter les femmes dans des postes de direction des entreprises privées."
Il a reconnu, en outre, que la présence des femmes au Parlement allemand reste faible, malgré le fait que le pays a élu une chancelière en la personne d'Angela Merkel.
S. H.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)