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Syrie : la levée de l'embargo sur les armes va à l'encontre des efforts pour régler la crise (politologues)



Syrie : la levée de l'embargo sur les armes va à l'encontre des efforts pour régler la crise (politologues)
La levée de l'embargo sur les armes va à l'encontre des efforts internationaux notamment à travers la conférence de paix de Genève prévue prochainement pour trouver une issue politique au conflit en Syrie, qui risque de prendre une dimension régionale, ont estimé mardi à Alger des politologues, experts en relations internationales.
"La levée de l'embargo sur les armes destinées aux rebelles est un élément qui va à l'encontre de la volonté qui devait animer les démarches de règlement de ce conflit, notamment à travers la conférence de Genève 2", idée lancée par la Russie et les Etats-Unis, a affirmé à l'APS M. Si Bachir Mohamed, Maître de Conférences à l'Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.
Concernant le risque de voir la crise en Syrie se régionaliser, il a indiqué que le conflit syrien "semble destiné à devenir, par la force des choses, un conflit régional", expliquant que "tous les ingrédients d'une régionalisation du conflit semblent bien mis en place par les belligérants directs et indirects".
La régionalisation de la crise, a-t-il dit, apporterait "son lot de chamboulement géostratégique", avec le risque, a-t-il ajouté, de voir le Moyen-Orient devenir une "chasse gardée des Américains et Israéliens".
A propos de la conférence de "Genève 2" qui entre dans la continuité de celle tenue en juin 2012, M. Si Bachir Mohamed estime que cette réunion "est vouée à l'échec car la seule volonté qui semble se dégager de toute cette cacophonie internationale est la destitution du président syrien Bachar Al-Assad".
Pour M. Mustapha Saidj, professeur en Sciences politiques à l'Université d'Alger, ce qui se passe en Syrie est une "résultante de la volonté" des forces régionales et internationales d'imposer leurs choix sur les négociations de Genève prévues en juin prochain.
"Ce qui se passe en Syrie se répercute sur le Liban, entre partisans et opposants au régime de Bachar Al-Assad", a noté M. Saidj, ajoutant que le "danger" dans ce conflit réside dans "le jeu de la carte de confessions qui pourrait faire perdurer le conflit".
Quant à la Conférence de Genève, le professeur Saidj estime qu'il s'agit entre autres "d'une tentative visant à mettre un terme à la propagation de la crise syrienne à l'échelle régionale, qui risque de conduire à un conflit mondial dans l'absence d'un consensus international sur une solution".
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