Alger - A la une

SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE



La consommation du poulet peut-elle se faire sans risque sur le consommateur ' A en croire une étude effectuée au niveau d'Alger, 60% des échantillons analysés présentaient des taux élevés de contamination aux différentes bactéries. Les acteurs de la filière avicole tirent la sonnette d'alarme et plaident pour une plus grande surveillance épidémiologique.
Nawal Imés - Alger (Le Soir) - Menée sur une trentaine d'échantillons au niveau des commerces de la capitale, l'étude entamée par des chercheurs au niveau de l'Ecole vétérinaire a démontré la présence de plusieurs bactéries dont des salmonelles et de E. Colli. Les conclusions de ladite enquête sont édifiantes. Les auteurs évoquent «un niveau de contamination des poulets de chair au stade de la distribution très élevée, dépassant de loin les critères microbiologiques de toutes les législations». Les auteurs de cette étude recommandent «une analyse des dangers à tous les stades de la filière». Une autre étude relative à la prévalence des salmonelles va dans le même sens, évoquant un taux de prévalence de 3,24% de salmonelles, ce qui ne constitue que «la partie émergente de l'iceberg si l'on tient compte de l'insuffisance des prélèvements dans le secteur privé qui échappe à tout contrôle». Des études présentées lors de la 10e journée des sciences vétérinaires dédiée à la filière avicole, l'occasion de faire le diagnostic de ladite filière. Le directeur de l'Ecole supérieure vétérinaire a expliqué que cette dernière représentait 10% de la production intérieure brute avicole avec 2,49 millions de quintaux pour les viandes blanches et 3,597 millions d'unités pour les œufs de consommation. Un bémol cependant : les facteurs de production sont importés et les enveloppes qui leur sont allouées sont très importantes, notamment en ce qui concerne les matières premières destinées à la fabrication des aliments avec pas mois de un million de dollars. Le pays dépend également de l'étranger en matière d'importation de poussins reproducteurs et d'œufs à couver, ce qui représente un véritable frein au développement de la filière. Cette dernière aura connu au fil des ans plusieurs évolutions. L'activité avicole avait été dominée jusqu'aux années 1990 par le secteur public avant l'arrivée des opérateurs privés qui représentent actuellement 80% du marché des producteurs de poulets et dindes de chair, 99% des producteurs d'œufs et 70% des accouveurs et des fabricants d'aliments de volailles. Le marché reste dominé par une multitude d'intermédiaires non professionnels, activant exclusivement dans l'informel.


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