Alger - A la une

Sur les chemins d'une vie



Un rêve ou plutôt le fruit de l'imagination ' En tout cas, la narratrice le dit tout haut : «Je m'appelle Naïla, je suis morte avant de naître, mais de là où je suis, je vais vous raconter l'histoire de ma vie, celle que je n'ai jamais vécue. En fait, je ne la vivrai jamais.»Le roman «Myosotis. Odeur de délice» de Naïla Boukhrissa, paru chez Enag Editions, est déroutant. Son auteure est professeure chercheure en sciences de l'information et de la communication à l'Université d'Alger. Aussi, l'histoire commence par un message inconnu sur Facebook. Plus tard, «lorsque monsieur était en ligne, il ne voulait plus les réponses à ses messages envoyés que, à l'écrit, il me demandait s'il pouvait me parler pour faire de plus en plus connaissance. C'est alors que je me suis dit : pourquoi pas ' Les TIC, c'est pour faciliter la communication et rapprocher les gens les uns des autres». La narratrice parle de son frère Fouroulou, appelé comme «Le fils du pauvre», dont l'enfance est racontée par Mouloud Feraoun : «J'étais l'aînée et lui le deuxième enfant de mes parents, comme le petit Fouroulou, il était leur préféré. Ma mère craignait de le perdre, et c'était légitime car elle n'avait que lui, essaya toujours de le protéger de tout ce qu'elle croyait être un danger pour lui. Mon père, lui, n'aimait pas se retrouver sur ce chemin maternel, il faisait tout pour éviter un malentendu avec ma mère. Pour lui c'était une situation normale.» Cependant, elle reconnaît que son père est sont bonheur. «Kouider? ou «yeux bleus», tous aimaient l'appeler ainsi même son entourage professionnel. En réalité, ses yeux étaient verts. Petite, je ne comprenais pas pourquoi on disait «bleu» alors qu'il avait les yeux verts. On se croirait dans un pré, ou, selon la saison, on peut retrouver des couleurs assaisonnées comme le marron relatif au blé ou au miel. C'était tout ça à la fois mon père.»
Un jour, elle se rappela ce que lui avait dit son défunt père : « Naïla, si tes relations avec quelqu'un ne sont pas sincères, basées sur l'amour, alors ma fille, éloigne-toi, sinon ton vécu sera un enfer.»
La femme à un moment crucial de sa vie est retournée à Paris pour un court séjour : «A peine arrivée en France, Naïla se sentit libérée à Paris de toutes ces lourdeurs de responsabilité que personne ne lui épargnait, pour vivre cet amour de jeunesse jamais vécue et qu'elle a voulu rattraper à la cinquantaine passée, mais avec ses propres règles, sans exigence et sans limites pour enfin recommencer à revivre, mais d'une autre manière.»
Kader B.
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