Le FLN en force dans le giron kabyleEn organisant son université d’été dans la ville des Hammadites, le plus vieux parti algérien, le FLN, donne l’impression, d’une part, de lancer sa pré-campagne pour les législatives et les locales de mai et octobre 2007 et, d’autre part, de vouloir réinvestir l’espace kabyle. Cela passerait par une démonstration de force devant les autres formations politiques de l’alliance présidentielle ainsi que devant les partis traditionnels de la région.
Sur la même lancée, la vivacité du parti de Belkhadem a fini par annihiler les dissensions et les tiraillements qui le secouent de temps à autre. Ceci lui permet ainsi de se préparer, dans les meilleures conditions, à la réappropriation de son électorat dispersé durant les années de troubles avec son frère ennemi, le RND, et la guéguerre au sein du parti. La remontée assez spectaculaire d’un Belkhadem, vieux routier de la politique, a été d’un grand apport pour le FLN nouvelle génération. Le chef de file du plus vieux parti, qui a ramené à bon port sa formation après de rudes tempêtes, revient au pas de charge sur la scène politique, après avoir reconquis la chefferie du gouvernement aux dépens du redoutable Ahmed Ouyahia. Epaulant fortement son chef, l’équipe des redresseurs de Belkhadem n’a pas hésité un seul instant à répercuter son discours dans tous les coins du pays à l’occasion des deux référendums sur la Concorde civile et la Charte pour la paix et la réconciliation nationale.
Le FLN, qui a travaillé en profondeur pour la réélection de Bouteflika en 2004, fait cavalier seul au sein de l’Alliance présidentielle en annonçant sans ambages la nécessité d’un 3ème mandat pour Bouteflika. Et ce, suite à la mise en place au niveau des structures de son parti, au temps d’Ouyahia, de commissions pour la révision constitutionnelle des codes communal et de wilaya et celle du code électoral. Des dossiers-phare de Bouteflika ayant pesé dans le choix de la formation politique du FLN.
Certes, l’université d’été du FLN qui se tient ces jours-ci dans la ville des Hammadites, fief du FFS, démontre le degré d’organisation de la première force politique en Algérie au sein de la nouvelle alliance et face à des partis d’opposition disparates qui n’ont pas trouvé leurs marques. Elle constitue également un baromètre pour les futures échéances de 2007.
La répétition générale, avant le premier acte des législatives et des locales, sera sûrement mise en branle lors de la campagne référendaire pour la révision constitutionnelle, d’ici la fin de l’année.
Abed Tilioua
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com