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Stationnement interdit, même pour les résidants



Stationnement interdit, même pour les résidants
Les habitants des immeubles attenants au tribunal réclament le droit de stationner près de leur domicile.Les habitants de plusieurs ruelles se trouvant aux abords du tribunal Abane Ramdhane trouvent d'énormes difficultés pour stationner leur véhicule. En dépit de l'absence de panneaux d'interdiction de stationner, des agents de police s'obstinent à leur mettre des sabots. «Je suis obligé de stationner ma voiture dans cet endroit, pour la simple raison que j'habite là. Où voulez vous que je stationne.J'ai le droit de garer ma voiture devant chez moi, d'autant plus qu'il n'y a aucune plaque qui indique le contraire», confie un habitant outré par cette situation, et d'ajouter : «Il y a quelques jours, les agents de police nous ont signifié clairement que les véhicules doivent être dégagés des ruelles avant 7 h du matin, faute de quoi il sera procédé à leur enlèvement.C'est inadmissible.» Les rues concernées par cette interdiction problème ont été rouvertes récemment. Longtemps fermées pour des raisons de sécurité, une décision de la wilaya a permis de les rouvrir, «maintenant que ces rues sont ouvertes à la circulation routière, on vient nous pénaliser avec des mesures qui non aucun fondement réglementaire», fulminent des habitants des numéros 5, 7 et 9 rue de Strasbourg.«Nous ne sommes pas les seuls dans ce cas. Les habitants des numéros 6 et 8 de la rue Cherif Hammani, endurent également le même problème», soutiennent-ils. En date du 1er mars, et d'après les habitants, les agents de police ont mené dans les ruelles voisines au tribunal, une grande opération de pose de sabots.Outrés par cette action, qui consiste à verbaliser systématiquement les habitants, ces derniers décident d'envoyer des requêtes écrites aux pouvoirs publics, notamment à la wilaya. «Nous avons en date du 7 mars envoyé une doléance au wali, dans laquelle nous avons soulevé ce problème. Mais aucune réponse ne nous a été donnée.Nous continuons à nous démener contre cette situation biscornue», expliquent-ils, «nous lançons un appel aux autorités compétentes afin qu'elles nous rétablissent dans nos droits. Nous habitons ces rues, nous ne pouvons donc pas stationner ailleurs», fulminent-ils. Rappelons que les services de la wilaya avaient entamé, il y a quelques mois, une vaste opération d'ouverture des rues et ruelles qui avaient été fermées durant la décennie noire.L'impératif sécuritaire n'étant plus de mise, plusieurs venelles ont été rouvertes, notamment dans la commune d'Alger-Centre. Cependant, il reste quelques institutions récalcitrantes, qui refusent d'appliquer cette mesure, particulièrement dans les communes de l'est de la capitale. A Bordj El Bahri, à Rouiba où encore à Réghaïa, des venelles principales sont fermées par des bacs à fleurs et des fortifications en fer. «Il faut que les stigmates de la décennie noire, tels que les barrières, les grillages et les haies disparaissent à tout jamais», suggère-t-on.
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