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« Square Port Saïd » évoque le départ En compétition pour l'Olivier d'Or



« Square Port Saïd » évoque le départ En compétition pour l'Olivier d'Or
Le réalisateur, Faouzi Boudjemaï, prend part au Festival du film amazigh avec un court métrage intitulé « Square Port Saïd » retenu en compétition pour l'Olivier d'Or. Ce film aborde le phénomène de la « harga » sous une approche assez singulière, comme l'explique son auteur. « Je vise l'envie de départ. Je parle tout juste du fait d'évoquer la « harga » et non pas celui qui consiste à aborder le phénomène lui-même. Une manière qui incite à la réflexion sur l'envie d'aller ailleurs, de quitter un territoire pour un Eden supposé tel. C'est tout de même un sujet qui attire toute l'attention et qui mérite d'être abordé avec beaucoup d'acuité pour comprendre sans juger », a déclaré Faouzi. D'une durée de 5 mn 23, le film se déroule sur le port d'Alger, sur un quartier du Squart Port Saïd. « Ça se déroule dans un bus où une fille participe à un débat avec un jeune de son âge sur justement l'envie de partir. Celui-ci veut partir et en face, on essaye de le retenir », explique-t-il. L'idée de réaliser cette 'uvre inédite relève d'un concours de scénarios où on a choisi les meilleurs. « Ce sont des Algériens vivant à l'étranger qui ont initié ce projet financé par le CFI qui est financé par le ministère français des Affaires étrangères. Ces Algériens ont créé un plan de production transméditerranéen avec des réalisateurs méditerranéens. Mon scénario a été retenu parmi les cinq sélectionnés dont un Marocain et un Tunisien. Cela nous a permis d'être financé et de travailler avec des techniciens de métier pendant un mois sur Alger. On a tourné dans des conditions assez professionnelles », révèle-t-il. Faouzi Boudjemaï a étudié à l'ISMAS (Institut supérieur des métiers des arts du spectacle et de l'audiovisuel) puis à l'étranger. « Ce qui m'a permis de m'installer et de développer mes projets qui sont en cours toujours grâce aux financements et suivis étrangers ». Le réalisateur laisse entendre la difficulté de produire dans notre pays même s'il tente de maintenir un lien de financement algérien dans un contexte de coproduction. Il y tient comme à la prunelle de ses yeux comme pour mieux affirmer sa fierté d'être Algérien qui s'affirme en produisant des 'uvres cinématographiques de qualité. « Je suis à l'écriture de deux films qui traiteront du phénomène de la harga. Ce sera une production italienne et une production italo-française. J'attends toujours un partenaire algérien qui me permettra d'avoir une coproduction avec l'Algérie aussi », assure-t-il.
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