Dépendance - L'Ecole sahraouie, à l'instar d'autres secteurs, est tributaire des aides qui lui parviennent des ONG et des pays «amis». A noter, dans ce cadre, qu'aux camps de réfugiés, les collèges et les lycées sont inexistants.Rabab (...) est née au camp du 27-Février, en 1986. D'une famille modeste, son père (qu'elle a perdu récemment) est un ancien combattant de l'armée sahraouie. Aujourd'hui, cadre au ministère sahraoui de la Santé, elle évoque avec émotion «ses premiers pas à l'école du camp», mais aussi «avec fierté ses années passées au collège, au lycée et à l'université en Algérie».
Elle était, comme des milliers d'autres enfants sahraouis, un véritable globe-trotter du savoir. «Mes débuts à l'école, se sont faits, comme pour beaucoup d'autres enfants de mon âge, ici, dans les camps. A l'époque, c'est dans une école de Rabouni que nous suivions nos cours.
Et ce fut ma première séparation d'avec ma mère et mes s'urs. Ce n'était pas facile, mais que faire ' Il fallait se préparer au pire sachant que je tenais à terminer mes études en Algérie. Franchement, j'ai tout le temps rêvé de connaître ce pays qui nous a tant donné. En deuxième lieu, la blessure de mon défunt père qui se faisait soigner à Alger m'a contrainte à être auprès de lui», nous raconte-t-elle. «Je ne faisais que regarder autour de moi.
C'était tout à fait différent du monde où j'avais évolué jusque-là. Et c'était le début d'une aventure», ajoute Rabab qui évoque ces années avec une grande émotion. «Quand je repense à ce parcours, je dirai que j'ai beaucoup appris. Il est vrai que je suis passée par des situations très difficiles que j'ai dû affronter seule, loin de mes parents, mais reconnaissons que c'est une excellente expérience dans ma vie», avoue-t-elle.
Evoquant ses relations avec les autres élèves algériens, Rabab assure «ne pas avoir de mauvais souvenirs». «Bien au contraire, on s'entraidait et il m'arrivait souvent, de recevoir des cadeaux de familles algériennes», précise-t-elle. D'ailleurs, certaines relations durent jusqu'à aujourd'hui, notamment, avec des amis (es) qu'elle a connus (es) à l'université.
Marquant une petite pause, elle assure que «l'objectif principal de tout étudiant sahraoui évoluant, pour des raisons connues, hors de sa patrie, était celui de réussir quel qu'en soit le prix et, ainsi, servir cette patrie pour laquelle tant d'hommes et de femmes ont beaucoup donné.
«Nous n'avions qu'un seul mot d'ordre : réussir dans nos études», témoigne Rabab. «Une réussite que j'ai vu venir après plus de dix années passées dans différents établissements scolaires algériens. A commencer par un CEM à Djelfa, un lycée à Guelma et enfin à Alger où j'ai obtenu mon diplôme de TS en santé», conclut-elle non sans rendre hommage à tous (tes)ses enseignants (es).
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F H
Source : www.infosoir.com