Le World Trade Center Algérie (WTCA), en collaboration avec la Bourse
algérienne de sous-traitance du Centre et la Bourse de sous-traitance de l'Est
à Nancy (France), organise du 3 au 6 mai 2010 un salon dédié au secteur de la
sous-traitance. Plusieurs pays, notamment la France, l'Espagne, la Turquie et
le Maroc, devraient prendre part à l'événement qui sera abrité par la foire des
expositions, aux Pins maritimes, à Alger.
Le salon (ALGEST 2010), le
premier du genre dans notre pays, ciblera plusieurs secteurs, notamment les
industries mécaniques, métalliques et métallurgiques, les industries des
plastiques, caoutchoucs et composites, les industries électriques et
électroniques, les industries chimiques, du verre et de la céramique mais aussi
les matériaux de construction et le transport.
Dans une conférence de presse
organisée au siège de WTCA à Hydra, Ahmed Tibaoui, directeur général du World
Trade Center Algérie, a affirmé que le salon sera l'occasion de «susciter des
partenariats» en matière de sous-traitance avec les entreprises étrangères qui
prendront part à cet événement. Tibaoui est convaincu que plus que jamais, il
existe une «prise de conscience» dans notre pays d'aller vers le renforcement
de la production nationale. Le salon, ajoute-t-il, s'inscrit en droite ligne
avec les nouvelles orientations décidées par le gouvernement dans le cadre
notamment de la loi de finances complémentaire 2009.
Le directeur de WTCA appelle à
encourager l'outil national de sous-traitance qui pourrait facilement réduire
la facture d'importation, d'autant plus, estime-t-il encore, que nombre de
produits pourraient facilement être fabriqués en Algérie.
Tout comme il soulignera que
l'événement s'inscrit dans une dynamique nationale de relance économique avec
les grands chantiers lancés par l'Algérie ou qui sont en cours, en matière
d'infrastructures routières, ferroviaires, hydrauliques, ainsi que les nombreux
programmes immobiliers et les projets industriels dans les divers secteurs
économiques.
Quelque 80 milliards de dollars
seront consacrés uniquement pour le rail dans notre pays, a-t-il déclaré, ce
qui constitue à coup sûr un argument de taille pour toutes les entreprises
étrangères qui veulent se lancer dans le partenariat.
L'avantage en Algérie, poursuit
Tibaoui, c'est qu'on dispose d'un marché mais également d'immenses opportunités
pour exporter, sachant que les exportations hors hydrocarbure de notre pays
n'ont jamais dépassé la barre symbolique des 3%. «Contrairement à il y a 10
ans, aujourd'hui, on arrive à mieux concevoir tous les avantages comparatifs
que propose l'Algérie», soutient Jean-Michel Laurent, directeur général de la
Chambre de commerce et d'industrie de Meurthe-et-Moselle et représentant de la
bourse de sous-traitance de l'Est de Nancy. M. Laurent a déclaré qu'il existe
une «politique volontariste» de l'Algérie à continuer dans son ouverture, ce
qui n'était pas le cas dans le passé. Même s'il existe encore certaines
insuffisances, le directeur de la Chambre de commerce et d'industrie de
Meurthe-et-Moselle a indiqué que «c'est le bon moment en Algérie».
De son côté, le représentant du
ministère de l'Industrie et de la Promotion des investissements a annoncé hier
que le code des marchés publics, dont se plaignaient nombre d'opérateurs
économiques, sera modifié au cours du premier semestre 2010. Il fera savoir par
ailleurs que sur les 400.000 PME que compte notre pays, 10 à 20% exercent dans
la sous-traitance.
«Nous ne disposons pas de chiffre
précis mais le ministère est en train de faire un recensement» a-t-il déclaré,
en soulignant que ce salon sera l'occasion d'identifier et de recenser les
entreprises activant dans le secteur de la sous-traitance.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Z Mehdaoui
Source : www.lequotidien-oran.com