
Le 21e Salon international du livre d'Alger (Sila) aura tenu ses promesses en offrant, dix jours durant, aux auteurs et lecteurs un lieu d'échanges et de rencontres cruellement absent le reste de l'année, au regard de l'indigence des espaces dédiés au livre en Algérie.Ouvert le 27 octobre dernier, ce 21e Sila a attiré un nombre de visiteurs aussi important que les éditions précédentes, un public majoritairement intéressé par les ouvrages parascolaires, mais qui a aussi répondu présent aux séances de ventes-dédicaces et aux rencontres, dédiées en grande partie à la littérature. Le pari des organisateurs du Sila d'inviter des écrivains très appréciés du public s'est ainsi avéré gagnant, à en juger par les files d'attente devant les stands d'éditeurs algériens et étrangers.En véritables «stars» du salon, les romanciers algériens Ahlem Mostaghanmi, Waciny Laredj et Amin Zaoui ont drainé, à eux seuls, des centaines de lecteurs venus acheter leurs derniers livres ou pour échanger avec leurs auteurs préférés. Des écrivains prometteurs comme Samir Toumi (L'Effacement, éd. Barzakh) et Fatma Hamdi (Taghribat An-Nar, éd. Baghdadi) se sont également attirés les faveurs des visiteurs du Salon, vu la présence remarquable de leurs lecteurs respectifs. L'intérêt du public était aussi manifeste lors des conférences et des rencontres organisées en marge du Sila, où des «estrades» ont été dédiées à l'oeuvre et au parcours d'écrivains algériens et étrangers.Parmi les rencontres les plus suivies, celle ayant pour thème la «Littérature algérienne, 3e génération» où le public s'est solidarisé avec les jeunes auteurs invités, en constatant leur «malaise» à se définir comme «une génération littéraire».Les témoignages d'auteurs connus comme le Palestinien Roubeï El Medhoun (Arab Booker Prize 2015) et le Canado-Haïtien Dany La Ferrière (de l'Académie française) ont, eux aussi, suscité l'intérêt, sinon la curiosité, des visiteurs. Le public était également sensible aux rencontres thématiques en lien avec l'actualité comme le rapport entre l'Islam et l'Occident, sujet débattu par des universitaires algériens et étrangers à travers des communications de «haute volée», selon des observateurs avertis, organisées en marge du salon.Un salon qui communique mieuxPeu suivies par le public, boudées par les professionnels ou sujettes à des annulations et des changements lors des précédentes éditions, les rencontres thématiques du 21e Sila ont séduit cette année les visiteurs, en particulier grâce à une meilleure communication des organisateurs.Les habitués du salon ont ainsi constaté la présence d'affiches détaillant les horaires et les programmes de chaque journée dans différents endroits du Palais des expositions. Le public était également informé à travers la «Radio du Sila», annonçant par hauts-parleurs les titres des rencontres et les programmes de ventes dédicaces dans les trois langues (arabe, tamazight et français). Organisé sous le thème «Le livre, totale connexion» ce 21e Sila a aussi communiqué via les réseaux sociaux, notamment sur sa page Facebook, totalisant plus de 14 mille fans.Très active, cette page a permis aux internautes de connaître, heure par heure, les titres de livres proposés chaque journée à la vente-dédicace, des informations partagées notamment via les pages des éditeurs exposants ou des écrivains eux-mêmes. Près d'un millier d'éditeurs, dont 671 étrangers représentant 50 pays, ont pris part à ce 21e Sila. En 2015, le Sila, l'évènement culturel le plus couru de l'année, avait drainé 1.5 million de visiteurs, selon les organisateurs.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R C
Source : www.lnr-dz.com