Alger - A la une

Souakri explique le « fiasco » du judo algérien JO de londres



Souakri explique le « fiasco » du judo algérien                                    JO de londres
« Globalement, ce fut un revers total. Personnellement, j'ai été très déçue par rapport au nombre de qualifiés. C'est la première fois depuis de nombreuses années que l'Algérie n'arrive pas à qualifier un seul représentant homme. D'ailleurs, l'absence d'un champion comme Benikhlef a sonné comme le début du fiasco » a-t-elle déclaré dans un entretien téléphonique. Dans le même ordre d'idées, notre interlocutrice a souligné que la mission de Soraya Haddad et de Sonia Asselah fut délicate. « Il ne faut pas blâmer les athlètes. Haddad a eu trop de pression sur les épaules. Lorsque tous les espoirs de médaille reposent sur une compétitrice, ce n'est pas facile pour celle-ci de gérer sur le plan psychologique ». Et de renchérir : « Preuve à l'appui, Haddad a eu un tirage des plus favorables. Ses qualités lui permettaient de décrocher une médaille. Malheureusement, elle a quitté la compétition prématurément, après avoir commis une erreur technique ». Concernant Asselah, Souakri soulignera qu'elle s'est qualifiée à la dernière minute. « Ce fut une opportunité pour elle de gagner en expérience ». Abordant le chapitre des causes de cette régression, l'ancienne championne d'Afrique dans la catégorie des -52 kg, dira : « Un cycle olympique est largement suffisant pour préparer les JO. Il y a eu une perturbation et une instabilité technique. Il n'y a pas eu une prise en charge au vrai sens du terme ». Outre ces paramètres, Souakri ajoute que les athlètes ont été automatiquement affectés. « Il y a eu un arrêt de près de 6 mois. A chaque fois, il y avait des cassures. L'absence de sérénité et de continuité a coûté très cher. En plus, le ministère de la Jeunesse et des Sports a mis tous les moyens à la disposition de la fédération. Après ce fiasco, on doit passer aux bilans et aux critiques » soutient-elle. Répondant à la question de comment stopper cette régression, la spécialiste en la matière a souhaité qu'il y ait un déclic. « Le moment est venu pour mettre en place un plan de travail à long terme. Le talent existe en Algérie. Dieu merci, il y a une jeunesse prometteuse qui est en train de faire ses preuves. L'idéal serait de mettre en place une stratégie à long terme. On doit, également, laisser du temps aux techniciens pour travailler », dit-elle. A propos de son passage en tant que coach de l'équipe nationale dames, l'ambassadrice de bonne volonté de l'Unicef en Algérie pense qu'elle a fait de son mieux. « Lorsque j'ai pris en main les destinées de la sélection, Je n'ai ménagé aucun effort. C'est vrai que les objectifs fixés n'ont pas été atteints. Cela ne m'a pas empêché d'assumer pleinement mes responsabilités. Toutefois, je considère que je n'ai pas été la seule responsable de l'échec », conclut-elle.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)