Je m'adresse à tous les responsables de mon pays, particulièrement à ceux qui ont fait la sourde oreille à mes moult interpellations alors qu'ils sont censés m'aider et me soutenir en leur qualité de représentants officiels de l'Etat algérien.
Je ne leur demande pas une faveur, je leur demande de faire leur travail et de me rétablir dans mes droits de soutien. Je fais appel à l'Etat et ses représentants, uniquement pour faire leur travail sans aucune mziya. Je suis un journaliste algérien, ayant exercé cette profession depuis 1972 en assumant les missions suivantes : journaliste professionnel à l'APS d'Oran, chef de bureau de l'APS à Mascara, journaliste-présentateur à la Radio algérienne à Alger et reporter sportif à partir de tous les stades de l'Ouest, producteur et présentateur de centaines d'émissions de radio durant ma carrière.
Animateur et présentateur à la Télévision algérienne (station d'Oran) et représentant de la Chaîne 1 de la radio à Relizane dans les moments difficiles de la décennie noire, au moment où les gens ont fui la profession, comme j'ai eu des contributions multiples dans différents journaux algériens. Je suis un ancien membre du conseil national de la centrale syndicale de l'UGTA au côté du défunt Benhamouda avant son arrivée à la tête de l'UGTA ainsi que Sidi Saïd et Amar Saïdani, ex-président de l'APN. Atteint d'une grave maladie du sang et soumis à la chimiothérapie, je me vois délaissé par l'Etat algérien qui n'accorde aucune attention à mon cas, malgré les multiples lettres adressées aux différentes instances, comme je me vois délaissé par ceux que j'ai aidés et qui sont aujourd'hui au pouvoir à tous les niveaux. Je cite, à titre d'exemple, une collègue avec laquelle j'ai travaillé plusieurs années côte à côte à la rédaction de la Radio à Alger, aujourd'hui ministre, qui n'a même pas daigné répondre à mon courrier.
Explorée par différents hôpitaux du pays, ma pathologie ne peut être prise en charge en Algérie devant l'absence de traitement adéquat et le dossier médical en ma possession fait foi. Tout ce que je demande est que l'Etat algérien m'aide financièrement pour me prendre en charge afin de me rendre à mon rendez-vous prochainement en France, car les cancéreux ne sont admis qu'en hôpital du jour, c'est-à-dire recevoir des soins et sortir le même jour pour se prendre en charge, et ce, pendant un mois, comme j'éprouve des difficultés à me procurer un billet d'avion. Mon salaire est de 16 000 DA. Je n'ai aucune autre ressource et en plus je suis menacé d'expulsion de mon habitation de 2 pièces-salon par la BDL de Relizane et sa succursale de Mostaganem par le biais de leur avocat.
J'assume l'entière responsabilité de mes déclarations. Je ne vous cache pas, messieurs les responsables, qu'en écrivant cette requête, je suis envahi par un sentiment d'humiliation et de honte, car ma situation actuelle n'est que le résultat de mon intégrité. Je pouvais me faire de l'argent malhonnêtement durant ma carrière journalistique de 40 ans, en utilisant mes relations et mes contacts et les possibilités qui m'ont été offertes, mais hélas' pour éviter d'arriver à ce stade de mendicité et de honte et qui ne peut que salir l'image de mes enfants devant leurs camarades d'école. Je vous remercie.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abed Zeggai journaliste
Source : www.elwatan.com