Alger - Revue de Presse

Sortie mercredi de «Cartouches gauloises» de Mehdi Charef



La guerre d’Algérie vue par un enfant Le dernier film «Cartouches gauloises», réalisé par Mehdi Charef, sort ce mercredi sur les écrans. Tourné en Algérie, le film se présente comme une chronique sur la fin de la guerre d’Algérie vue par un enfant, un film autobiographique qui brise bien des tabous. «Cartouches gauloises» relate l’histoire de Ali, un enfant algérien âgé de dix ans, dans une ville de l’ouest algérien durant les tous derniers mois de la guerre d’Algérie. C’est le regard de Ali, vendeur de journaux, qui suivra tantôt des Algériens rasant les murs, tantôt des Français et des harkis se hâtant à quitter le pays ou encore des moudjahidine. Le film montre le bain de sang qui a marqué les derniers instants de la guerre. «On m’a dit que le film était violent. Je ne m’en suis pas rendu compte», témoigne Mehdi Charef. C’est aussi l’histoire d’une amitié entre Ali et Nico. Les deux enfants partagent la même passion pour le football mais vivent aussi le fossé de haine entre les communautés en conflit. «J’ai mis trente 30 ans à écrire ce film... j’avais peur qu’on ait l’impression d’un règlement de comptes». Le jour de l’indépendance, un fonctionnaire de gare dira au jeune Ali: «Ne nous oubliez pas car il n’y a que vous qui nous ayez connus», traduisant ainsi le déchirement des deux communautés que le conflit a séparées. «Le Paradis sur terre peut exister. Je les ai vus vivre dedans». Un silence, et le réalisateur, arrivé en France peu après 1962, d’ajouter: «Le problème, c’est qu’ils ne voyaient pas qu’on était à côté».
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