Alger - A la une

Sont ils des artistes '



Vendeurs de matériel musical
Depuis quelques temps, on a remarqué le retour des vendeurs de matériel musical à Alger et d'autres villes. Ces commerçants qui traitent avec des musiciens sont ils attirés par l'art ou par l'argent'
Le plus connu et le plus ancien vendeur de matériel musical d'Alger Lamri s'était fait remplacer par ses enfants, alors que d'autres ont ouvert des magasins pour répondre au besoin de nos musiciens. Il faut rappeler que Lamri dont la boutique se trouve à la rue Tanger a acheté ce magasin «La maison du Jazz» qui appartenait à une française en 1964. Selon des musiciens, Lamri qui serait venu à ce métier par hasard au lendemain de l'indépendance a toujours été un bon commerçant mais n'est pas un artiste car il n'aurait jamais appris à jouer d'un instrument de musique et il parait qu' il ne savait même pas régler une guitare. Bien que le métier de Lamri soit le commerce, certains de ses concurrents trouvent anormal qu'un vendeur d'instruments ne sache pas régler un instrument. Pour l'exemple, pour accéder à un tel métier en Suisse, il est obligatoire de passer un stage de deux années.
Des artistes derrière le comptoir
Alger compte actuellement plusieurs magasins spécialisés dans la vente des instruments notamment à El-Biar, Riadh El-Feth, Chéraga et la côte, au dessus de Bir Mourad- Raïs. On ne sait pas si le magasin que gérait Kheireddine Baghdadi à Chevalley est toujours ouvert. La fermeture d'un tel magasin n'est pas souhaitable car il rend de grands services aux jeunes artistes professionnels et amateurs qui habitent notamment à Bouzareah, Chateauneuf et Clairval d'autant qu'il est géré par un véritable connaisseur en musique. En effet, Mohamed Kheireddine Baghdadi est issu d'une famille de musiciens. Dès sa naissance, il fut bercé par les airs andalous. Le père de Kheireddine jouait à la mandoline. Comme son frère, il devait rejoindre les associations andalouses afin d' avoir une base pour chanter le Hawzi et le Chaâbi. Il faut noter que plusieurs artistes ayant choisi la vente du matériel musical comme métier comme Baghadi ont de la chance puisqu' ils passent toute sa journée dans le milieu qu'ils aiment.
De belles vitrines
Au niveau du magasin d' El Biar, on comprend que les gens s'intéressent à toutes les musiques puisqu'on y trouve aussi bien des instruments dédiés à la chanson typiquement algérienne que ceux destinés au moderne tels que la batterie, le synthétiseur ou les guitares électriques. Il faut dire que la vitrine est jolie et que les instruments exposés notamment le synthétiseur et le luth donnent l'envie d'apprendre à jouer de la musique.
La vitrine du magasin de la côte qui serait également gérée par un artiste est également bien achalandée. On y fera un tour prochainement. Il faut noter que ces vendeurs de matériel et d'instruments dont la clientèle est surtout composée d'associations et de maisons de jeunes ne sont pas comme les fabricants d'instruments qui sont de véritables artisans et artistes car ils ne peuvent fabriquer un instrument sans avoir une bonne oreille musicale et des connaissances en solfège. Ces derniers sont généralement des enfants d'anciens artisans tels que Chafa, le spécialiste des mandoles ou Benaicha à Blida qui avait réalisé des instruments à cordes pour les plus grands chanteurs et élèves des associations andalouses. A Alger, il y a aussi les enfants de Nifer qui ont pris la relève.
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