La compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach a confié au consortium formé par Tecnicas Reunidas, une entreprise espagnole, et Samsung, une société sud-coréenne, un contrat clé en main portant sur l'ingénierie, l'approvisionnement et la construction d'une nouvelle raffinerie pétrolière à Hassi Messaoud. La cérémonie de signature de ce contrat d'un montant de 440 milliards de dinars (environ 3,7 milliards de dollars) a eu lieu hier à Alger.D'une capacité de 5 millions de tonnes par an, le site de raffinage en projet sera une raffinerie à conversion profonde, c'est-à-dire qu'elle utilisera des procédés complexes de raffinage afin de maximiser la production. Le marché a été conclu à la suite d'un processus d'appel d'offres concurrentiel ouvert, lancé par Sonatrach en 2017. Sur dix-huit compagnies ayant retiré le cahier des charges relatif à cette offre, sept ont soumissionné.
Le pays a entrepris, au cours de ces dernières années, d'importants efforts pour résoudre les problèmes de capacités de raffinage. Cela s'est révélé payant ! En principe, il ne devrait pas y avoir de problèmes particuliers dans ce secteur dans l'immédiat, les raffineries de pétrole en Algérie suffisent pour couvrir la demande nationale en carburant, estimée à 15 millions de tonnes.
Le pays a ainsi atteint le stade d'autosuffisance. Mais cela n'a été possible qu'en mobilisant d'énormes ressources financières dans des projets de raffinage, le but étant de répondre aux besoins croissants du marché national en produits énergétiques, un marché devenu, au fil des années, boulimique.
Pour y faire face, un large programme portant sur la réhabilitation, la rénovation d'un certain nombre de raffineries, mais également sur la réalisation de nouveaux sites de raffinage a été confectionné et mis en chantier.
Les opérations de modernisation des raffineries, à elles seules, devaient permettre de faire passer les capacités de raffinage de 2,7 millions de tonnes par an à 3,65 millions de tonnes par an. En matière d'investissements dans les projets de nouvelles raffineries, deux grands sites ont été retenus : un est situé donc à Hassi Messaoud et l'autre à Tiaret.
Au départ, il était question que ces deux raffineries entrent en production en 2022, avec une capacité de raffinage de 5 millions de tonnes par an chacune. Cependant, deux années nous séparent maintenant de l'échéance, et ces objectifs ne sont toujours pas atteints. Les capacités de raffinage passeront, à la faveur de ces réalisations, de 2 9 62 millions par an à 40 565 millions de tonnes par an, à moyen terme.
Ainsi, le moteur de développement en matière de raffinage a eu des ratés et n'a pas atteint la pleine puissance, notamment sur le site d'Augusta, en territoire italien. Augusta, ex-filiale du groupe américain ExxonMobil, racheté, fin 2018, par Sonatrach, fonctionne toujours au ralenti, avec des opérations de maintenance déjà réalisées ou encore en cours de planification, alors que cette raffinerie devait être opérationnelle fin décembre 2018.
Youcef Salami
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Youcef SALAMI
Source : www.liberte-algerie.com