Ayant fait face à une multitude de frondes et de dissensions visant principalement à le destituer de la tête du parti, le président du FNA croit avoir trouvé la parade aux «états d'âme» de certains cadres.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Moussa Touati qui présidait, hier, la session, la première du genre, du conseil national issu du dernier congrès du parti tenu il y a à peine trois semaines, se dit, désormais, engagé dans l'œuvre de professionnalisation, seule option à même «de faire barrage aux opportunistes et autres affairistes de tous bords qui ont pollué la scène politique nationale». Pour l'orateur qui avait visiblement le souci majeur d'en finir une bonne fois pour toutes avec les frondes et les dissidences qui avaient ébranlé son parti et le visaient en premier lieu, il fallait passer à une autre étape, «celle du militantisme, le vrai, qu'il faudra réhabiliter», dira-t-il. «Je ne connais pas, en Algérie, de vrai parti politique, du genre existant en Occident, avec une ligne idéologique, un programme politique à même de dicter sa ligne de conduite et ses alliances», lâchera Touati qui dira regretter la course après les postes et les privilèges qui animent nombre de cadres de partis politiques. Pour ce faire, Touati a eu à exposer pour les besoins de discussion aux membres du conseil national du FNA, la feuille de route. Celle-ci a trait aux amendements apportés lors du dernier congrès, le troisième après l'invalidation de celui de juin dernier suite à l'injonction des dissidents auprès du ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales, aux statuts et règlement intérieur du parti ainsi qu'aux modifications touchant l'organigramme du parti qui ne comprend plus de bureaux communaux comme c'est le cas depuis la création du FNA. Il faut noter leur remplacement par des bureaux de daïra, la création de trois conseils régionaux de 15 à 25 membres chacun, et la réduction de la consistance du conseil national à 105 membres. Des modifications rendues, selon Touati, plus que nécessaires, à l'effet de rendre plus fluide le fonctionnement du parti et de le dispenser d'énormes obligations financières que charrient, principalement les sessions du conseil national qui reviennent annuellement entre 40 et 500 millions de centimes. «Ce qui est loin, poursuivra-t-il, d'être dans les cordes du parti dont les recettes sont limitées. Ceci en sus du fait que pour leur écrasante majorité, les anciens membres du conseil national n'assistaient pas aux sessions de cette instance » Concernant l'actualité nationale, le président du FNA a fait montre de parcimonie. «Ce qui se passe au FLN et au RND ne nous concerne pas», dira-t-il, se limitant à considérer sans argumentaire aucun, que la guerre au Mali ne concerne en aucun cas l'Algérie. Au sujet du projet de révision constitutionnelle, Touati fera preuve d'autant d'«amateurisme» pour celui qui veut «professionnaliser » son parti, en se montrant vague. «Que le projet soit soumis à référendum et c'est au peuple de choisir la nature du régime», se contentera-t-il de déclarer, faisant l'économie de l'avis de son parti ou tout au moins le sien.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com