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Son état de santé «évolue bien» Victime d'un «accident ischémique transitoire», le président Bouteflika transféré samedi à Paris



Victime d'un accident ischémique transitoire (AIT) sans séquelles, le président de la République Abdelaziz Bouteflika a été transféré samedi en fin d'après-midi à Paris pour y effectuer des examens complémentaires sur recommandations de ses médecins traitants.
Son état de santé «évolue bien», selon les dernières informations communiquées par le Pr Rachid Bougherbal.
Bien que son état général soit stable et «ne suscite pas d'inquiétude particulière», ses médecins lui ont prescrit des examens complémentaires ainsi que quelques jours de repos, a rapporté l'APS dans la nuit de samedi à dimanche.
Le directeur du Centre national de la médecine sportive, le professeur Rachid Bougherbal, avait annoncé samedi en début de soirée que «les premières investigations ont été déjà entamées et le président de la République doit observer un repos pour poursuivre ses examens», a-t-il ajouté, tout en rassurant que son état de santé ne suscite «aucune inquiétude».
Le professeur a expliqué hier que l'état de santé du président de la République «évolue bien» et n'a subi «aucune lésion irréversible», expliquant qu'«aucune fonction motrice ou sensorielle n'a été altérée». L'AIT «n'a pas duré longtemps» et l'affection est «réversible» et «régresse» sans laisser de «lésions séquellaires», a-t-il assuré.
Le chef de l'Etat doit, selon lui, «compléter» son bilan et «récupérer un peu de la fatigue occasionnée par cette affection». L'accident vasculaire, explique le professeur, survient généralement à la suite de deux causes : soit hémorragique, cas écarté «fort heureusement», soit ischémique par manque de vascularisation d'une petite partie du cerveau lié «probablement à la migration d'une plaque athéromateuse». Le Président qui est donc actuellement toujours hospitalisé au Val-de-Grâce, doit se reposer «quelques jours».
Il est important de relever que les autorités communiquent désormais «instantanément» sur la santé du président de la République. Admis samedi à 12h30 à l'hôpital, il a fallu quelques heures seulement pour qu'un communiqué sur son état de santé soit rendu public. Mieux, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a annoncé instantanément la nouvelle devant une assistance nombreuse lors de la rencontre avec la société civile de Béjaïa, en tenant d'emblée à rassurer sur «le malaise» du Président qui n'est «pas grave du tout».
Lorsqu'il écoutait s'exprimer les représentants de la société civile, le Premier ministre a tenu à expliquer aux intervenants qu'il ne fallait pas «s'éterniser» car il devait absolument être à Alger à 20h30. «Pour une obligation fondamentale, je dois absolument être à Alger à 20h30», a-t-il dit. Auparavant, et alors que le wali de Béjaïa exposait «les atouts» de la capitale des Hamadites, le Premier ministre avait reçu un bout de papier et est sorti illico. L'on a alors compris que «quelque chose de sérieux» se passait.
Il avait au retour, au bout de quelques minutes, demandé au wali d'écourter son discours avant de commencer à écouter les intervenants. Un peu avant 20h, c'est-à-dire au même moment où tombait le premier communiqué de l'APS, il a révélé que le Président a eu un «malaise», tout en tenant à rassurer que «ce n'est pas du tout grave». «Il y a quelques heures, le Président a eu un petit malaise et a été hospitalisé mais sa situation n'est pas du tout grave», a-t-il dit, ajoutant qu'un communiqué allait être rendu public.
«Ce qu'il y a, on le dit au peuple algérien», a précisé Abdelmalek Sellal, écourtant de fait sa visite qui prenait quasiment fin. Les journalistes se sont alors rués vers les écrans, téléphones portables collés aux oreilles pour «informer» leurs rédactions respectives non sans s'interroger sur le «changement de ton» en matière de communication officielle à propos de la santé du Président. Les spéculations vont ensuite bon train.
«La communication à temps» est interprétée par certains comme une «impossibilité de retarder les échéances». Surtout que, arguent-ils, le Président devrait comme de coutume remettre en personne le trophée au vainqueur de la Coupe d'Algérie.
Un délai de 3 jours impossible à «honorer» tant l'absence du chef de l'Etat aurait suscité toutes les interrogations, alors que d'autres voient en cette «sortie» une volonté de changement de cap que le Président lui-même a clairement signifiée. Tout cela reste au stade de la spéculation, tant la seule information réside en les résultats des «rapports médicaux» sur l'état de santé du chef de l'Etat.
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