
« La situation de la femme africaine nous interpelle pour poursuivre le combat contre les mentalités rétrogrades qui tentent de nous cloîtrer dans le gouffre de l'analphabétisme afin de faire main basse sur nos droits », c'est ce qu'a déclaré la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mounia Meslem, hier, au palais de la culture à Alger, lors de l'inauguration des festivités marquants la Journée de la femme africaine. Accompagnée du ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, Mounia Meslem a mis en relief devant les représentants des ambassades des pays africains accrédités à Alger, des parlementaires, des membres de partis politiques et du mouvement associatif le combat et le courage de la femme africaine, mais également les défis auxquels elle fait face pour améliorer sa condition sociale et économique. La célébration de cette journée, telle que décidée par l'Union africaine, est dédiée aux femmes ayant marqué l'histoire chacune dans son domaine, notamment dans la prise de décision, l'entrepreneuriat et la lutte contre la dépendance économique, la pauvreté et la marginalisation. « Ces femmes, précisera la ministre, sont « devenues un exemple à suivre dans la gestion des affaires sociales et la participation dans l'amélioration des conditions de vie des citoyens ». « Les expérience rwandaise et algérienne est un exemple édifiant », a-t-elle estimé. Mounia Meslem a évoqué, lors de son intervention, les acquis de la femme algérienne puisque le législateur lui a accordé le droit d'octroyer la nationalité à ses enfants, a protégé la femme divorcée à travers le Fonds d'aide alimentaire et a pénalisé tout acte de violence à son égard. De même qu'il a assuré l'égalité des chances. Dans ce sens, la ministre a rappelé les « Prix des prix » et le « Prix du développement social » remis par l'UA à notre pays pour ces actions. De son côté, Mihoubi a mis en avant le « lourd tribut payé par la femme africaine qui continue à faire face à de grands défis, comme il a souligné le rôle historique joué par les femmes en Afrique, « témoin de leur capacité à réaliser et conduire les changements dans le continent ».Lors de ces festivités, un vibrant hommage a été rendu à l'icône de l'Afrique Miriam Makeba. A cette occasion, un trophée de reconnaissance a été offert à la chargée des affaires de l'ambassade d'Afrique du Sud, Lara Swart. Cette dernière a salué le geste de l'Algérie. Elle dira notamment que « c'est un honneur pour mon ambassade et le peuple d'Afrique du Sud de recevoir cette distinction pour une icône de notre pays ». Un hommage a été également rendu à travers la projection d'une galerie de photos de femmes ayant marqué l'histoire du continent noir. De Bettahar Fethia, Irie Lou Colette, Fatou Bensouda à Benete Diop, Taous Ferroukhi, en passant par Nawel Saâdaoui, c'est tant de femmes qui ont lutté chacune à sa manière afin de faire entendre la voix de l'Afrique et contribuer à lui faire retrouver sa voie. Au terme de ces festivités, le chanteur Mohamed Lamari a gratifié les présents de son répertoire légendaire. Un moment de grande communion entre l'interprète de « Africa Afrique » et le public.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Souhila Habib
Source : www.horizons-dz.com