Quelle stratégie devrait-on mettre en place afin de permettre la maîtrise des pathologies lourdes, notamment le cancer et le diabète, et, par là même, assurer une meilleure prise en charge des patients ' Qu'est-ce que cette stratégie exige comme moyens matériels et moraux ' Ou, plus clairement, quelle politique de santé faut-il adopter pour améliorer le système national de santé ' Il s'agit là des questions fondamentales auxquelles tentent de répondre des experts nationaux et internationaux participant au 1er Sommet maghrébin sur la santé, organisé pour la première fois à Alger. Ils sont exactement 60 communicants, issus de 17 pays, à intervenir à l'occasion de cette rencontre de deux jours, hier et aujourd'hui.
L'élargissement de cette rencontre à tous les pays maghrébins, expliquent les organisateurs, est notamment motivé par la similitude des problèmes auxquels sont confrontés les systèmes de santé des pays de la région. Mais le vrai défi est de cerner notamment la problématique de la prise en charge des pathologies lourdes dans les pays maghrébins, sous-développés, et tenter de la mettre au diapason des normes internationales. 'Cinquante ans après l'Indépendance, des progrès ont été réalisés certes, mais force est de reconnaître que beaucoup de problèmes affectent encore notre système de santé, notamment la problématique de la prise en charge des pathologies du cancer et du diabète", a notifié le Dr Lotfi Benbahmed, président du Conseil de l'Ordre des pharmaciens d'Algérie (Cnop) tout en soulignant la nécessité de réformer la politique nationale de santé.
En vue de remédier à ce mal national, voire régional, il recommande, entre autres, de privilégier la formation des personnels de la santé, l'introduction des biotechnologies et le renforcement du financement du secteur de la santé. Ceci, non sans rappeler l'importance de l'implication de tous les acteurs intervenant directement ou indirectement dans le secteur de la santé.
Le Dr Benbahmed souhaite que les recommandations qui découleront de ce colloque maghrébin soient prises en compte dans l'imminente loi sur la santé qui se prépare au ministère de tutelle. Auparavant, dans son intervention, le professeur Abdelhamid Aberkane, chef de service en réanimation médicale et ancien ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, n'a pas manqué de qualifier notre actuel système de santé de 'plus qu'hybride", une situation qu'il impute à un 'manque de cohérence politique".
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farid Abdeladim
Source : www.liberte-algerie.com