
Les chefs d'Etat arabes et africains ont entamé hier leur sommet à Koweït pour promouvoir les relations économiques entre les riches monarchies pétrolières du Golfe, et l'Afrique en quête d'investisseurs. Ce sommet qui est le premier depuis 2010, date à laquelle les dirigeants des pays membres de la Ligue arabe et de l'Union africaine (UA) s'étaient réunis en Libye, peu avant les "Printemps arabes" qui ont balayé des régimes autoritaires, y compris à Tripoli. Trente-quatre chefs d'Etat, sept vice-présidents et trois Premiers ministres, ont approuvé une série de mesures et de résolutions destinées à renforcer la coopération entre les pays de la Ligue arabe et ceux de l'UA, deux blocs régionaux qui comptent parmi leurs membres les riches monarchies pétrolières arabes et des pays africains parmi les plus pauvres au monde. C'est en soi une première marche pour la création d'un marché afro-arabe pour une population de quelque 1,2 milliards d'habitants. Placé sous le thème "Partenaires pour le développement et l'investissement", le sommet a examiné les moyens d'accélérer le flux de capitaux vers l'Afrique, qui a un énorme potentiel mais qui souffre d'un déficit aigu d'investissements. Selon la Banque mondiale, l'Afrique a besoin d'environ 30 milliards de dollars à investir rien que dans les domaines de l'énergie et de l'électricité. En outre, malgré les apparences, le continent noir a enregistré une croissance de 5% en 2012, d'après le Fonds monétaire international (FMI). Ce taux devrait légèrement baisser cette année, à 4,8%, avant de rebondir à 5,1% en 2014, selon les prévisions du FMI. Le sous-sol de l'Afrique recèle 12% des réserves mondiales de pétrole et 42% des gisements d'or. La récente découverte de grandes quantités de gaz naturel au large des côtes est de l'Afrique confirme l'importance économique du continent noir. Pour leur part, les monarchies pétrolières du Golfe comptent des avoirs de quelque 2 000 milliards de dollars, accumulés à la faveur des cours élevés du brut et placés, en grande partie, aux Etats-Unis et en Europe. Reste à savoir si ce sommet va mettre en place le mécanisme financier arabo-africain pour apporter les moyens nécessaires à l'application des projets conjoints et encourager le flux des investissements entre les deux régions.D. B
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djamel Bouatta
Source : www.liberte-algerie.com