Une tradition algérienne
«L’envoi de 330 tonnes de matériel et de médicaments, la présence de 15 médecins et de 19 journalistes algériens envoyés spéciaux de différents organes de presse ne peut suffire à exprimer la solidarité qu’éprouvent les Algériens avec le peuple libanais frère...»
C’est, d’ailleurs, à juste titre, que l’association du 8 mai 1945 a rappelé, mercredi soir, par la voix de son président, l’universitaire Mohamed Korso, «le devoir des Algériens» envers les peuples qui avaient soutenus l’Algérie pendant la guerre de libération nationale. Ce devoir tient, ainsi, du fait que le peuple algérien a longuement souffert des affres du colonialisme. Aussi, le soutien au droit des peuples à leur autodétermination est devenu non seulement un credo mais un cri de ralliement que les Algériens partagent avec ceux qui combattent pour leur dignité et leur liberté. Le chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, avait réitéré, il y a quelques jours, cette position intangible de notre pays de ne jamais hésiter à soutenir les causes justes à travers le monde. Concernant le Liban, M. Belkhadem avait précisé, à cette occasion, que les premières aides humanitaires arrivées au Liban étaient algériennes et que la première équipe médicale et chirurgicale était aussi algérienne. Tout comme il convient de saluer également l’idée lumineuse de l’Office national de la culture et de l’information (ONCI) d’accueillir le prestigieux Festival de Baâlabek à... Djemila, l’antique Cuicul, dans la wilaya de Sétif. Par ailleurs, l’engagement de l’Algérie à accueillir des blessés libanais dans ses hôpitaux, conjugué à l’envoi au Liban de dizaines d’infirmiers, de médecins et de psychologues, tel que révélé par le ministre de la Solidarité Djamel Ould Abbès, obéit à cet effort algérien continu et inconditionnel en direction des opprimés. Ce militantisme admiré et partagé du reste par tous les Algériens revêt aujourd’hui une importance fondamentale. A l’ère de la mondialisation, nombre d’Algériens, quelque peu nostalgiques de ces luttes d’antan et de cette fraternité universelle, se souviennent, enfin, aujourd’hui, que la capitale algérienne fut décrétée, dans un passé pas si lointain, «Mecque des révolutionnaires».
Mohamed-Chérif Lachichi
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com