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SOIT DIT EN PASSANT



Par Malika Boussouf
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Il y en a qui pourraient me trouver un penchant particulier, voire malsain pour l'ironie. Et il y a parmi eux ceux qui aimeraient nous la faire à l'envers mais qui se cassent les dents avant même d'avoir entamé la combine. Je ne déteste pas croiser le verbe avec celles et ceux qui se donnent la peine d'écrire même si la plupart d'entre eux préfèrent garder l'anonymat. Peu importe, parce que, malgré toutes les précautions prises pour ne pas se faire repérer, on se demande par qui d'ailleurs les échanges restent intéressants à plus d'un titre. Il arrive régulièrement que l'on me reproche de ne parler que de ce qui arrive autour de moi, autrement dit, dans la capitale et de passer sous silence ce qui se fait ailleurs, voire à l'intérieur du pays. Ce n'est pas tout à fait exact. Il y a longtemps que les gens en question ont quitté la campagne pour la ville. Si l'on considère, par ailleurs, que les comportements sont étrangement calquables les uns sur les autres, il devient stupide d'insister sur le prétendu désintérêt. J'ai évoqué, hier, le mépris inqualifiable d'une équipe soignante de CHU à l'égard de patients mal en point transférés de villages lointains vers Alger pour des soins plus adaptés. Lorsqu'une personne de la ville témoigne de l'ignoble façon dont cette jeune génération d'internes et autres médecins traite ceux qu'elle considère «aimablement» comme des bouseux venus encombrer les lits de leur service, vous vous demandez, tellement le mal paraît profond, si la vocation ne s'est pas définitivement envolée. Il est évident que ceux qui sollicitent les établissements où la médecine que l'on y pratique est gratuite n'ont pas les moyens de faire autrement. En général, ils se font déposer là et plus personne ne vient s'enquérir de leur état. Je parlerai plus tard des revendications des médecins résidents et de la méchante façon dont on aura voulu mater la contestation. Aujourd'hui, j'avais envie de m'arrêter sur ces médecins insolents qui ont eu le privilège d'accéder gratuitement à des études qui forcent le respect et sur ceux qui se meurent dans les hôpitaux avant d'y avoir été pris en charge.
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