Alger

SOIT DIT EN PASSANT



SOIT DIT EN PASSANT
Par Malika Boussouf[email protected]/* */Il est des jours comme ça où je ne peux m'empêcher de succomber à cette délicieuse envie de partager des extraits de courrier avec celles et ceux qui me font la gentillesse de lire et de commenter. Le but premier d'un billet d'humeur est de susciter une réaction chez l'autre, un retour d'écoute quel qu'il soit. En voici une sur la grandeur et la décadence de notre société. «J'avais neuf ans en 1962 et j'aurais tellement voulu en avoir 20 afin de ne pas rater cette période où les Algériens avaient un idéal !Quand j'ai eu 20 ans, c'était en 1982. Nous étions élégantes et Alger n'avait pas encore cet air de dechra dans le sens le plus péjoratif du terme. Je dis dechra et non pas village. Quand vous allez en Europe, les maisons des villages, même si les occupants sont de condition modeste, sont fleuries.En 1990”? en plus des vilaines façades, les femmes se sont mises à s'emmailloter. L'élégance a disparu pour faire place à la vulgarité des jeans serrés, des blousons serrés, du maquillage tapageur et du foulard ou alors l'espèce de sac que la majorité des femmes portent au marché. Que reste-t-il de beau à Alger ' La Grande Poste ' Ce n'est pas nous qui l'avons construite. Le port ' Ce n'est pas nous qui l'avons construit. Les paysages ' C'est l'œuvre de notre Créateur. Alors qu'avons nous fait '» Et une autre, pour mieux râler en chœur !«”'c'est vrai, elles sont magnifiques ces jeunes femmes en noir et blanc des années 1962/63 ; j'ai été l'une d'elles, binationale, revenue du Havre où mes parents avaient œuvré à la Révolution algérienne. Je garde mes photos couleur de mes années collège à Alger, et c'est vrai, nous étions belles, heureuses, insouciantes, pleines d'avenir, souriantes à la vie qui ne nous mettait pas en garde alors. Aujourd'hui, mes anciennes copines que je revoie ont toutes des problèmes de toutes sortes, n'ont pas travaillé, ont mis un hidjab pour se donner bonne conscience (ou pas), ont une bru à la maison, etc. Heureusement j'ai tiré mon épingle du jeu, suis retournée avec ma famille à mes vraies racines, Havraise et fière de l'être.»Merci à vous, mesdames. Messages amers et tristes ! Chaleureux quand même !
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