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SNC Lavalin perd 37 millions au 2ème trimestre dans des projets en Algérie et en Libye



Déjà été blacklistée début 2013 en Algérie, après des soupçons de corruption dans le projet de la centrale électrique de Hadjret Ennous, le géant canadien de l'ingénierie SNC Lavalin a annoncé, vendredi 2 août, une perte nette de 37,3 millions au deuxième trimestre 2013 dans des projets en Algérie et en Libye.La valeur de l'action de l'entreprise a d'ailleurs fondu de 6 % à la Bourse de Toronto vendredi, pour clôturer à 40,38 $, en baisse de 2,62 $, rapportent des médias canadiens. «En raison des récents événements imprévus, liés à un contexte politique imprévisible qui évolue rapidement en Algérie et en Libye, nous avons encaissé des pertes d'exploitation combinées d'environ 120 millions dans les secteurs du pétrole, du gaz, des infrastructures et de l'environnement », a expliqué le président et chef de la direction de SNC-Lavalin, Robert Card. « La situation politique évolue dans les deux environnements, alors il est très difficile pour nous de dire si les résultats s'amélioreront », a reconnu M. Card, assurant que SNC-Lavalin contrôle tout ce qu'elle est en mesure de contrôler. « Mais je ne peux m'asseoir ici et vous promettre qu'il n'y aura plus de vagues à partir de maintenant. Nous avons beaucoup de choses qui fonctionnent bien, mais aussi d'autres qui sont moins reluisantes », a-t-il affirmé. Selon les médias locaux, SNC-Lavalin a indiqué que la perte aurait été plus importante s'il n'y avait pas eu ses revenus de placement.
Suer une black list de la Banque Mondiale
Le 21 mai 2013, l'Algérie a inscrit SNC Lavalin sur la liste noire des entreprises interdites d'exercer sur son territoire. Cette décision fait suite à des soupçons de pots de vin versés par la société canadienne à des responsables algériens dans le cadre de projets en Algérie, notamment dans le projet de réalisation de la centrale électrique de Hadjret Ennous dans la wilaya de Tipasa. Le gouvernement algérien a emboité le pas à la Banque mondiale qui a décidé, une semaine plus tôt, de radier le groupe canadien et ses 100 filiales de ses appels pour une durée de dix ans après une faute professionnelle commise par la firme canadienne de génie dans deux projets financés par la BM au Cambodge. Une semaine après son inscription sur la liste noire par le gouvernement algérien, les locaux algériens du groupe canadien ont fait l'objet d'une perquisition de la police algérienne à la recherche de documents en relation avec un contrat de 825 millions remporté par SNC-Lavalin en 2005 pour construire la centrale énergétique de Hadjret Ennous.
En Libye, SNC-Lavalin a reconnu qu'elle avait fait des paiements pendant plus d'une décennie à des agents commerciaux pour des projets en Libye. En mars 2008, SNC-Lavalin, à travers M. Ben Aïssa, a offert le poste de « vice-président Maghreb » pour une durée de trois ans à Saadi Kadhafi, fils de l'ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi, selon les aveux d'un officiel canadien.
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