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SIXIÈME JOUR DE GRÈVE DES TRAVAILLEURS DU TRAMWAY D'ALGER



SIXIÈME JOUR DE GRÈVE DES TRAVAILLEURS DU TRAMWAY D'ALGER
La grève qu'observent les travailleurs du tramway d'Alger a entamé hier son sixième jour, sur fond de colère des usagers. Le recours aux conducteurs des tramways d'Oran et de Constantine n'a pas donné les résultats souhaités par l'employeur, puisque le service minimum assuré ne répond pas aux attentes des usagers. Face à cette situation, les responsables de la Setram renouent le dialogue avec les grévistes.Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Tout en déclarant que la «grève observée par ses employés est illégale», la direction générale de la Setram a renoué le dialogue avec les délégués syndicaux des travailleurs dans la perspective de désamorcer la crise. Hier, un appel a été lancé aux travailleurs pour «revenir à la sagesse et reprendre le travail dans l'intérêt de toutes les parties». Mieux, en affichant sa volonté de régler le problème, l'employeur a indiqué, qu'il ne «prendra aucune mesure de retenue sur salaire pour les travailleurs grévistes ayant décidé de reprendre le travail». Cela dit, selon une source syndicale, une réunion de travail bipartite (employeur-délégués des travailleurs) devait se tenir hier tard dans la soirée afin de discuter de toutes les questions à l'origine du débrayage. Pour rappel, les travailleurs du réseau d'exploitation de la Setram ont campé sur leur position, en maintenant le mouvement de grève, qualifié par l'employeur d'«illégal». Au début du mouvement de protestation, Setram avait réaffirmé «sa ferme décision à ne pas négocier» sur quoi que ce soit avec ce qu'elle a qualifié de «mouvement anarchique», dont les revendications sont «sans fondement et mensongères», selon un communiqué rendu public. Pour cette société, «les meneurs de ce mouvement agissent pour des desseins personnels et non au service du collectif et font fi des efforts déployés par la Direction générale pour assurer le bien-être à tout son personnel et lui permettre d'évoluer dans les meilleures conditions». Les grévistes ont soulevé pour leur part une série de revendications, notamment la signature de la convention collective en cours de négociations, selon eux, depuis trois ans. Dans un communiqué rendu public, par le collectif des travailleurs, ces derniers énumèrent plusieurs des griefs retenus contre l'employeur. Ainsi, on parle de «licenciements abusifs, recrutements et promotions de connivence, traitements de faveur, absence de gestion de carrière digne de ce nom, non-respect de la loi de travail, absence d'une convention collective et d'une grille des salaires, absence de syndicat, ou d'une organisation digne d'une grande entreprise comme la Setram, sans parler des conditions de travail difficiles et éreintantes pour les employés». En somme, les travailleurs parlent de «climat instable» et de «désordre qui nous empêchent de travailler normalement ». «Nous sommes constamment confrontés au harcèlement moral de la part de certains cadres dirigeants et responsables qui pensent que cette société est un bien personnel et non une entreprise algérienne de droit algérien qui est censée obéir à une réglementation et à une éthique, allant même jusqu'à recruter des membres de leurs familles et amis à des postes sensibles de haute responsabilité », lit-on dans le communiqué. Or, depuis hier, ce face-à-face semble prendre une autre tournure, puisque employeur et employés se sont retrouvés autour de la table des négociations.
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