
La société, qui sera créée en partenariat, sera détenue à 51% par Sonelgaz et 49% par General Electric, a affirmé M. Bouterfa. Le complexe produira à partir de 2017 entre six et dix turbines à gaz par an, soit une capacité de 2.000 MW, « ce qui est suffisant pour nos besoins », a expliqué le patron de Sonelgaz qui n'exclut pas qu'une partie pourrait être exportée. « L'accord signé avec General Electric le prévoit », précise-t-il. Selon les prévisions du premier responsable de Sonelgaz, l'usine atteindra un taux de 80% d'intégration dix ans après son entrée en production, c'est-à-dire en 2027. Le conglomérat américain a aussi remporté le marché de fournitures de turbines à gaz et à vapeur pour un montant de 2,2 milliards de dollars, destiné à équiper les six centrales électriques que l'Algérie prévoit de construire d'ici à 2017. Selon M. Boutarfa, Sonelgaz a conclu « une très bonne affaire » en confiant au groupe américain la fourniture de ces équipements électriques, en raison des prix très compétitifs proposés. Avec 500 dollars le kilowatt, « on est proche des niveaux de prix de 2005 » alors que sur le marché international, ce prix est de 1.000 dollars. Cependant, ce complexe ne suffit pas, il devra faire appel à tout un réseau de sous-traitants de composants formé par les PME/PMI locales. M. Bouterfa rappelle que l'Algérie a abandonné, depuis deux ans déjà, la politique de « clefs en mains ». De plus, peu d'entreprises optent aujourd'hui pour ce montage qui « réduit la concurrence et engendre des surcoûts de 20 à 30 %», dit-il. Le patron de Sonelgaz, qui a détaillé la politique d'industrialisation de son secteur, a rappelé que ces investissements n'ont été possibles que « grâce au retour depuis 2010 du programme d'investissement » entre les mains de son groupe. Les efforts faits dans le domaine de la distribution, le transport, sont là. Pour le premier, où l'on a opté depuis bien longtemps pour une stratégie d'« algérianisation » des équipements, « tout, à l'exception du contrôle commande, est fabriqué en Algérie ». Les responsables estiment qu'il y a néanmoins « un effort à faire » pour s'équiper afin de man'uvrer les réseaux à travers la télécommande. Pour M. Bouterfa, le financement de ce programme ne se pose pas, au vu de l'engagement des pouvoirs publics, ajoutant que la préoccupation de Sonelgaz est de préparer l'été 2014 où, comme chaque année, des dispositions spéciales sont prises, souhaitant l'accompagnement de ces efforts, comme pour 2013, par les pouvoirs publics.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K Daghefli
Source : www.horizons-dz.com