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Situation explosive dans les hôpitaux



Situation explosive dans les hôpitaux
Rien ne va plus dans les hôpitaux où les auxiliaires médicaux anesthésistes et réanimateurs (Amar) sont soumis, depuis quelque temps, à une terrible pression. Chargés d'assister tous les actes cliniques et paracliniques, notamment dans les services de la réanimation et les blocs opératoires, ces personnels, victimes d'un statut qualifié d'"aberrant", commencent à s'essouffler.Déjà que leur nombre est insuffisant, soit 4 000 anesthésistes et réanimateurs à l'échelle nationale, avec un déficit à travers 150 hôpitaux, ces personnels spécifiques se retrouvent, au vu des multiples tâches qu'ils remplissent, débordés dans les Centres hospitalo-universitaires (CHU) où le flux de malades enregistre une croissance grandissante, et ce, à cause du manque de médecins spécialistes dans les contrées éloignées du pays, d'une part, et des transferts systématiques pour la prise en charge des malades, d'autre part. Contacté par nos soins, le secrétaire général du syndicat des Amar, Abdellah Sekil, a révélé que "les anesthésistes et réanimateurs relèvent d'un corps spécifique et nécessitent un statut spécifique. Je relève avec amertume la confusion entre notre statut et celui des paramédicaux, notamment l'ordonnance n°06-03 de la Fonction publique qui définit notre métier".Pourtant, le décret exécutif n°11-121 relatif aux paramédicaux et le décret exécutif 11-235 relatifs aux anesthésistes et réanimateurs séparent diamétralement ces deux métiers de par leurs statuts et leurs prérogatives. En effet, ces textes de loi interdisent la combinaison du premier corps médical avec le second. Ces aberrations, autrefois étouffées par les anciens professeurs partis en retraite "forcée" pour rajeunir les rangs du corps médical, sont revenues en surface et la situation devient explosive dans les hôpitaux. "Nous avons tenu une réunion le 21 septembre dernier au ministère de la Santé et, jusqu'ici, ils continuent à parler de dérogations pour l'évolution dans notre plan de carrière. Aujourd'hui, nous revendiquons un statut spécifique avec un régime indemnitaire. Ensuite, on veut instaurer un Ordre des Amar pour assurer notre couverture juridique et l'identité de chacun pour mettre un terme au mot ?auxiliaire'. Aussi, on attend la publication de la nomenclature définissant les actes que nous opérons. Pis encore, on n'existe même pas dans les organigrammes", enchaîne M. Sekil. Celui-ci remet en cause la démarche ministérielle selon laquelle leur plan de carrière est assujetti à de simples dérogations. Par ailleurs, il a été décidé d'ouvrir le concours pour la formation des anesthésistes et des réanimateurs. Ces derniers seront formés par des personnels en exercice ayant cumulé une grande expérience et qui sont classés à la catégorie 12 par la Fonction publique.Une fois diplômées, les nouvelles recrues seront classées à la catégorie 13. Cette aberration n'est pas passée sous silence dans les hôpitaux, notamment dans les CHU, où la tension est perceptible.F. B.


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