
C'est un constat d'échec que le secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs de textiles et cuirs, M. Amar Takjout, a dressé hier sur la situation économique, lors de son intervention sur les ondes de la Radio nationale.Abder Bettache - Alger- (Le Soir) - M. Amar Takjout a indiqué que la situation des entreprises publiques est loin d'être «réjouissante», alors que l'Etat a mis en place plusieurs mécanismes constitués de programmes d'investissements et de formation, d'arsenaux juridiques et de moyens financiers, pour relancer la machine économique du pays. Il dira également qu'il ne suffit pas de «faire des constats, mais plutôt d'agir sur le terrain en libérant les énergies managériales». Toutefois, il s'est interrogé «si réellement il y a eu un bilan pour situer et traduire concrètement tous les efforts sur le terrain, que ce soit sur le plan investissement ou managérial». «S'il y a constat d'échec managérial, il faut prendre des décisions et procéder au changement à la tête des entreprises défaillantes», a-t-il expliqué. Insistant sur la nécessité de tirer un bilan du programme de relance, M. Takjout estime, d'autre part, primordial d'instituer un «dialogue social» au sein des entreprises pour expliquer aux travailleurs qu'ils sont la composante essentielle de réussite de cette relance économique. Par ailleurs, il fera savoir «qu'il ne suffit pas de faire des communiqués», mais plutôt «d'accompagner ces propos par des gestes concrets». Et de lâcher : «Nous avons comme l'impression que ces déclarations et communiqués qui sanctionnent une rencontre sociale sont une forme d'injonctions et d'ordres déguisés.»Poussant plus loin son analyse sur la situation économique du pays, le secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs de textiles et cuirs de l'UGTA a déclaré que les moyens dégagés pour développer les petites et moyennes entreprises, qui, compte tenu de leur faible nombre, constituent le parent pauvre de la relance attendue, sont «peu». Le représentant de l'UGTA considère «qu'il est inconcevable que les entreprises, quel que soit leur statut, ne soient pas encore identifiées ni identifiables», parce que leur adhésion à la Chambre de commerce est quasiment nulle. Il observe, aussi, que celles-ci ne sont pas organisées en unions professionnelles sectorielles. «Nous sommes le seul pays à ne pas disposer d'une cartographie de son tissu économique», a-t-il martelé. Et de poursuivre : «Au moment où le pays est à la veille d'élections législatives, le débat politique qui y est lié semble se désintéresser des questions économiques, laissant au politique le rôle de légiférer, seul, sur ces dernières.» Lançant de vives critiques à l'adresse des organisations patronales, M. Takjout dira que certaines de ces organisations ne représentent que «des noms de personnes agissant plus pour des intérêts personnels, que pour l'intérêt économique du pays».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.lesoirdalgerie.com