
Ça grognait fort, hier, à l'annexe du ministère de l'Education sise à El Annasser, à Alger. En effet, la Coordination nationale des corps communs et des ouvriers professionnels de l'éducation nationale (CNCCOPEN) et la Coordination nationale des adjoints d'éducation, y ont observé un rassemblement national qui a drainé une foule nombreuse, très tôt dans la matinée. Ils sont venus de Tlemcen, Tébessa, Bejaia, Tizi Ouzou, Alger... La déception était grande. La tension se lisait sur le visage des protestataires. D'une voix unanime, ils ont appelé la tutelle à prendre en charge, de la manière la plus « sérieuse » et « effective » leurs revendications socioprofessionnelles. Raison pour laquelle ils se disent plus que jamais déterminés à aller jusqu'au bout de leur action. D'abord, les corps communs qui réclament l'ouverture d'un dialogue, « requête à laquelle le ministère de l'Education a opposé une fin de non-recevoir », regrettent-ils. Nadjib Benmeddour, coordinateur national de la CNCCOPEN, a indiqué que leurs revendications s'articulent, entre autres, autour de la révision du statut particulier qui contient, selon lui, d'énormes disparités. Il demande à ce que leurs salaires soient doublés, tout en rejetant les récentes augmentations décidées par la tutelle (10% sur le salaire de base) qualifié « d'infimes » et « loin de répondre » aux attentes des salariés. A cela, il y a lieu d'ajouter l'augmentation de la prime de rendement à 40%, au lieu de 20% actuellement, la création d'une prime de risque, le droit à la retraite après 25 ans de service, une stricte délimitation des missions des ouvriers professionnels, le relèvement du point indiciaire à 100 DA, l'abrogation de l'article 87 bis de la loi 90-11, ainsi que la réinstauration des primes de permanence et de bonification et la titularisation des contractuels. Du côté de la coordination nationale des adjoints de l'éducation (surveillants), c'est le même décor. Son coordinateur, Mourad Fertaki, réclame le posionnement de tous les adjoints à la catégorie 10, au lieu de la 7, la revalorisation des diplômes ainsi que la révision du statut particulier, qualifié de discriminatoire, sans omettre la possibilité de promotion au poste de surveillant général dans le cadre du déroulement de carrière, car, actuellement, le nouveau statut de l'éducation ne le permet pas. Les deux responsables ont souligné la mobilisation de la corporation à poursuivre le mouvement de protestation. Nadjib Benmeddour a menacé de recourir à une grève illimitée à partir du troisième trimestre.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Hamiche
Source : www.horizons-dz.com