
Suzane El Kenz, dans son dernier roman Aux pieds de ma mère, parle merveilleusement aux émotions, au coeur. L'auteur qui prétexte un recueillement sur la tombe de sa mère, va à la quête de l'identité, et interroge les lieux. Dans une sorte de narration philosophique, mêlant passé et présent, elle interroge: «Que sont appartenance et identité'» A la lecture de ce livre, véritable pièce rare, l'attention du lecteur est immédiatement happée et ce dernier ne tarde pas à avoir la chair de poule au fil du récit. Ce dernier est saisissant de désinvolture tellement l'écrivain veille à casser les stéréotypes, notamment ceux qui se sont incrustés en Algérie, voire dans certains pays arabes. Elle choisit pour lieu initial le cimetière d'El Alia à Alger où gît pour l'éternité son adorable mère. Un bref épisode raconte une rencontre éphémère et inopinée avec un escargot qui s'est aventuré sur la tombe de la défunte et qui a quelque peu agacé Suzanne, tellement l'événement était fortuit et que l'animal semblait malicieusement se jouer du temps qui ne lui était pas compté. Les scènes changent au fur et à mesure que le roman progresse et débusque quelques comportements agressifs, sinon à la limite de la décence et qui sont finalement décriés et mis à nu par l'auteure qui n'hésite pas alors à révéler, quelques vérités sur la société algérienne d'aujourd'hui...en fermant le livre on sort apaisé tellement Suzanne El Kenz dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Un document qui fait office d'un authentique exutoire pour tous ceux qui ont la nostalgie d'un certain Alger, d'une certaine Algérie. à lire.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salim BENALIA
Source : www.lexpressiondz.com